Rochette, au nom de la mère

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La patineuse canadienne a terminé troisième d’un programme court plein d’émotions, trois jours seulement après le décès de sa mère.

Joannie Rochette aux côtés de son entraîneur.

Joannie Rochette aux côtés de son entraîneur.

La reine coréenne Kim Yu-Na sera championne olympique de patinage. C’est presque une certitude mais le temps d’un programme court dansé sur un tango, la Canadienne Joannie Rochette a fait basculer le Pacific Coliseum de Vancouver et oublier la Coréenne. Un programme réussi, l’émotion, les larmes, standing ovation, « Maman ». Voilà le condensé de quatre minutes qui ont transformé le programme court en climax émotionnel de ces Jeux. Dimanche, alors qu’elle vient de débarquer à Vancouver en provenance du Québec avec son mari, Thérèse Rochette décède d’un arrêt cardiaque à l’âge de 55 ans. Le lendemain matin, son mari, Normand, l’annonce à sa fille, Joannie, vice-championne du monde de patinage artistique.

Standing ovation

Ce mardi soir, soit un peu plus de 24 heures après avoir appris le décès de sa mère, Rochette entre sur la scène du Pacific Coliseum pour son programme court. Attendu en sa qualité d’espoir de médaille, Rochette réussit une performance sans faute. 2 minutes 50 à patiner entre détermination et souffrance intérieure. Un « Maman » qui file entre les lèvres tremblantes avant de fondre en larmes. Le public aussi craque et comprend la tristesse de sa championne. Il se lève pour l’accompagner dans une standing ovation vers la zone où la jeune fille reçoit les note du jury. La salle ne s’assoit pas. On la met troisième. Certes loin des Asiatiques Yu-Na et Asada mais parfaitement lancée vers le bronze. Rochette a surpassé la douleur avant de zapper la conférence de presse. Jeudi, avec le programme libre, elle patinera une deuxième fois pour sa mère. A côté de ça, l’épopée des hockeyeurs canadiens dont le choc tellurique face à la Russie est pour aujourd’hui, n’est que peu de choses.
 

La rédaction - M.M.