Yu-Na Kim, la rançon de la gloire

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Athlète la mieux payée à Vancouver, Yu-Na Kim devrait être sacrée championne olympique cette nuit à Vancouver. Seule ombre au tableau : la jeune patineuse sud-coréenne est sans cesse assaillie par une horde de fans hystériques.


Lindsey Vonn en serait presque jalouse. La skieuse américaine n’aurait touché « que » trois millions de dollars en 2009. Trois fois moins, selon le magazine Forbes, que la patineuse Yu-Na Kim. Derrière les intouchables hockeyeurs professionnels de la NHL, le championnat nord-américain, la Sud-Coréenne vit en Colombie-Britannique avec l’étiquette d’athlète la plus riche des Jeux Olympiques.
Outre ses cachets de championne du monde 2009, ses galas et autres compétitions sur la glace, elle draine un véritable business géré par un agent au talent remarquable qui monnaie sa notoriété au prix fort. Résultat : les plus grandes marques s’arrachent cette jolie jeune fille de 19 ans sur un continent asiatique très prisé des multinationales. Une grande marque de voiture du pays, une fabrique de produits laitiers, une enseigne de cosmétiques, une autre de téléphone portable et un grand équipementier sportif ont déjà signé cette reine de la glace. Le compte est bon, et les Jeux (presque) faits.
Car sur la glace, la championne fait aussi tourner la tête des juges. « James Bond girl » dans son programme court, elle maitrise tous les sauts et est déjà considérée comme la meilleure de tous les temps.
Mais la rançon de la gloire a un revers. Chez elle, Yu-Na Kim ne peut plus faire un pas sans être assaillie par une horde de fans hystériques. Ses deux gardes du corps personnels n’en peuvent mais. A chaque gala en Corée du Sud, elle reçoit du public plus de 500 peluches et autant de bouquets de fleurs. A Vancouver, quand elle débarque à l’aéroport, près de 300 journalistes coréens l’escortent. Du coup, depuis quatre ans, elle vit à plein temps à Toronto avec son entraîneur canadien. Bien plus calme... Ce qui ne l’empêche pas d’être considérée comme la personnalité la plus influente de son pays, devant des hommes politiques ou des chanteurs locaux.
Si le programme court des Jeux Olympiques a été marqué par l’émotion de Joannie Rochette, patineuse canadienne qui a perdu sa mère trois jours plus tôt, le libre de la nuit dernière était promis à la Sud-Coréenne au Pacific Coliseum de Vancouver, faisant de Yu-Na Kim la reine olympique de ces Jeux.