Parker : « Oui, je jouerai à l'ASVEL »

26 opinions
- +

Depuis San Antonio et en exclusivité pour RMC Sport, Tony Parker expose ses projets sportifs et son bonheur de revenir en France sous les couleurs de l'ASVEL. Pour le meneur des Bleus, une nouvelle vie commence dès la semaine prochaine, avec son...

Tony Parker

Tony Parker

Tony, à quelques jours de la reprise de la saison NBA, avez-vous pris votre décision concernant votre venue ou non à Villeurbanne ?

Aujourd’hui, je peux le dire : oui, je jouerai à l’ASVEL pendant la période du lock-out NBA. J’ai pris ma décision ce lundi. C’est un grand plaisir pour moi de revenir en France. Pour moi, c’est naturel d’arriver à Villeurbanne. 

Qu'est-ce qui vous a décidé à venir jouer en France ?

Je dois avouer qu’à la fin de la saison NBA, je ne me voyais pas jouer à l’ASVEL.  Mais durant l’été, j’ai commencé à en parler avec les autres joueurs de l’équipe de France : Boris Diaw, Nicolas Batum. Et c’est à partir de ce moment que cela a commencé à me trotter dans la tête. Ensuite, au retour de l’Euro, lorsque j’ai vu l’engouement autour de notre médaille d’argent, je me suis dit que c’était une bonne idée. Ma famille, mes amis n’arrêtaient pas de me dire : « allez, reviens chez nous car on pourra te voir jouer ! ». Et c’est là que je me suis dit qu’il n’y aura peut-être jamais une opportunité pour moi de venir jouer en France.

Quelles sont les conditions financières de votre venue à Villeurbanne ?

J’ai trouvé un accord avec mon assurance il y a 48 heures, j’ai bien négocié avec eux (rires). Je jouerai en France pour le salaire minimum. Je vais gagner 1500 euros par mois. Je paie de ma propre poche mon assurance. Je n’avais pas envie que l’ASVEL paie quelque chose dans cette histoire. Je suis obligé, administrativement, de signer un contrat de travail. Donc pour le strict minimum. L’assurance, je la prends moi-même en charge. Ce n’est pas une question d’argent. J’ai de la chance de gagner beaucoup d’argent aux Etats-Unis. Ma démarche est de rendre au basket français ce qu’il m’a apporté. Si je n’avais pas trouvé d’accord, je serais resté chez moi à San Antonio. J’ai eu des grosses offres en Chine, j’ai eu une belle proposition de Barcelone. Mais j’avais dit dès le début : c’est en France et pas ailleurs.

« Je vais gagner 1500 euros par mois »

Vous êtes parti vous ressourcer à San Antonio durant une semaine : était-ce pour vous reposer ?

Exactement ! Ça fait du bien de rentrer à la maison. D’abord chez moi, mais aussi voir mes coéquipiers ! Je suis quand même bien à San Antonio (rires). Ça me fait plaisir de revoir tout le monde, je m’entraine avec Duncan, Splitter notamment. J’ai vu les rookies qui ne sont pas trop mal.

Avez-vous hâte que la saison NBA reprenne ?

Pas du tout ! Je suis très heureux d’être à Lyon car je veux développer tous nos projets avec l’ASVEL ! Je souhaite bien m’installer en tant que vice-président et DG à Lyon. C’est le bon timing pour moi. Il y a la Tony Parker Académy. J’espère que la nouvelle salle sera prête pour l’Euro 2015. Je veux déjà commencer mon job à plein temps là-bas. Et quand même être sur le terrain pour encadrer tous nos jeunes. Je suis aussi très honoré de rejouer sous les ordres de Pierre Vincent (le coach de l’ASVEL a été champion d’Europe junior avec TP en 2000, Ndlr). Je suis juste content et excité de revenir en France même si j’ai aussi hâte que la NBA reprenne. Si la saison américaine reprend en novembre ou en décembre, j’aurai eu cette chance de jouer en France quelques matchs.

La semaine prochaine risque d'être chargée...

C’est clair !  Je vais avoir du travail ! Mon premier match avec l’ASVEL sera effectivement à l’Astroballe contre Paris, le vendredi 14 octobre. Pour l’anecdote, j’ai déjà acheté 3000 maillots que je distribuerai aux 3000 premiers supporters qui arriveront à la salle le jour du match. Et puis, il y a aussi la première du TP Show sur RMC lundi ! Une première émission radio avec le retour du TP Show sur l’antenne et deux gros invités : Teddy Riner et David Beckham ! Je ne vais pas m’ennuyer (rires).

Entretien réalisé par François Giuseppi