Biarritz en quête de lumière

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Le BO affronte Toulon à Londres ce vendredi à 21h pour une finale 100% française du Challenge européen. L’occasion de conclure en beauté une saison cauchemardesque qui aura vu le club lutter jusqu’au bout pour sa survie en Top 14.

Imanol Harinordoquy

Imanol Harinordoquy

Un rayon de soleil. Voilà comment les Biarrots envisagent cette finale de l’Amlin Challenge Cup. Oublier une saison où ils auront été lanterne rouge une bonne partie de la saison en Top 14, avant d’assurer son maintien dans les dernières journées. « Sur un match, on peut passer d’une saison pourrie à la meilleure saison du BO depuis 6 ans puisqu’on n’a pas gagné de titre depuis 6 ans (champion de France en 2006, ndlr), explique Imanol Harinordoquy, troisième ligne du BO. Un titre, c’est l’aboutissement d’une aventure, d’un travail, d’un staff, d’une équipe… »

Le directeur sportif du BO Patrice Lagisquet voit lui en cette finale une belle récompense pour ses joueurs : « Ce serait un beau cadeau pour eux après tous les efforts qu’ils ont fournis et le niveau de jeu qu’ils ont atteint lors de la phase retour. C’est ça le plus important ». Biarritz a eu deux visages cette saison. Hors du coup, lent, sans imagination et abattu… Le BO de la première moitié de saison faisait peine à voir. Puis il y a eu la métamorphose. Sans être exceptionnels, les joueurs se sont remobilisés pour réaliser une bonne fin de saison, avec notamment un mois de mars tonitruant (4 victoires de suite contre Bordeaux-Bègles, Brive, Lyon et Clermont), permettant ainsi au BO de terminer la saison à la 9e place.

Un match aux allures d’adieux

Biarritz joue sa saison sur ce match à l’inverse de Toulon qui doit disputer les barrages du championnat de France le week-end prochain. Mais si les Varois décident de jouer à fond cette finale, ils seront favoris. Surtout qu’ils ont un atout indispensable dans leur équipe : Johnny Wilkinson, habitué aux finales. « Des ‘‘match winner’’ comme on les appelle, nous aussi on en a, assure Imanol Harinordoquy. On attend bien sûr Dimitri (Yachvili, ndlr) mais je pense que Damien (Traille) peut aussi nous mettre deux ou trois drops. Il aime bien faire ça en finale. »

Au-delà de l’enjeu purement sportif, cette finale sera aussi l’occasion d’un dernier salut à Patrice Lagisquet qui rejoindra « à plein temps » l’équipe de France dès le mois de juin, en tant qu’entraîneur en charge des arrières. Ce sont aussi les adieux de Sylvain Marconnet, qui raccrochera les crampons  à la fin de la rencontre. « Ce serait une belle récompense pour la carrière de Sylvain » se réjouit Imanol Harinordoquy.  Après deux finales de H Cup perdue en 2006 et 2010, Biarritz a l’occasion de mettre fin ce vendredi à sa disette sur la scène européenne et de s’offrir le droit de disputer l’année prochaine la H Cup pour la 13e saison consécutive.

Laurent Pomel avec Olivier Schwarz