Benneteau : « Pas assez opportuniste»

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Julien Benneteau n’a rien pu faire contre le Serbe Janko Tisparevic (8ème mondial) au 3e tour des Internationaux de France. Et malgré son état physique, le Français gardera de bons souvenirs de ce Roland Garros version 2012.


Que retiendrez-vous de ce Roland Garros ?

C’est un bon Roland parce que forcément, je n’étais pas sûr de jouer. De me retrouver au 3ème tour, dans ces circonstances-là, c’est forcément bien. Aujourd’hui, effectivement, il y a peut-être la place pour faire un petit peu mieux mais à cause de pas mal de choses dont mon adversaire et la qualité de mon adversaire, ça a fait que je n’ai pas pu passer ce tour-là.

 

Vous avez senti qu’il y avait vraiment une grosse différence compte tenu de votre état physique et de votre préparation ?

Oui, il y avait une différence. Il y a pas mal de choses qui font qu’aujourd’hui, j’étais un tout petit peu moins performant. Mon adversaire, les conditions, mon état physique y sont pour quelque chose. Je n’étais pas assez opportuniste pour battre un joueur du Top 10.

 

Janko Tipsarevic est un des tops 10 que le public ne connaît pas forcément mais c’est un sacré client…

Exactement. Il n’est pas super connu mais maintenant, ça fait plusieurs mois qu’il est bien installé dans le top 10 donc cela veut dire qu’il est très constant et très solide. C’est à l’image de son jeu : il n’y a pas beaucoup de failles, il couvre très bien le terrain, il a un bon physique, un bon service. C’est un bon joueur, il n’y a pas des soucis là-dessus.

 

Vous avez fait de bonnes choses, vous avez suscité un certain nombre d’enthousiasmes aussi au niveau du public, vous avez fait le plein de sensations positives …

C’est toujours un régal de pouvoir bénéficier de l’appui de ce public. Ce sont des trucs qui restent gravés. Ce sont pour des moments comme ça que l’on joue au tennis. C’est important quand t’arrives sur un tournoi comme Roland d’essayer de faire le maximum et forcément, le public le ressent. C’est génial de pouvoir ressentir ça.

 

Avez-vous des choses à vous reprocher, vous qui êtes parfois assez dur avec vous-même ?

Je me reproche d’être tombé à Monte Carlo.  Aujourd’hui, il faut que j’arrive à être un peu plus performant, à réussir l’occasion qui se présente même dans cet état-là. Sur ce match, j’ai loupé un peu plus que d’habitude. J’ai eu du mal à trouver mes marques sur ce court, à doser mes frappes. Pour être dans les 20, il faut aller chercher un huitième ou un quart en Grand Chelem ou dans un tournoi, aller chercher une grosse performance contre un grand mec. Et ça, ça demande d’être un peu meilleur, un peu plus opportuniste contre ces mecs-là à certains moments…

 

Propos recueillis par Eric Saillot