Sharapova dans la légende

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Facile vainqueur de Sara Errani (6-3, 6-2), la Russe Maria Sharapova a remporté Roland-Garros pour la première fois de sa carrière. Elle est la 10e joueuse à décrocher les quatre tournois du Grand Chelem.

Maria Sharapova

Maria Sharapova

Il n’y a donc pas eu de suspense samedi sur le court Philippe-Chatrier. Les 21 places qui séparaient Maria Sharapova de son adversaire, Sara Errani, ont ressemblé à un gouffre, lors d’une finale à sens unique. Deux sets à zéro (6-3, 6-2), et à peine 1h30 de jeu, ont suffi à la Russe pour entrer dans la légende du tennis féminin. A 25 ans, celle qui réoccupera la première place mondiale lundi au classement WTA a décroché le dernier titre du Grand Chelem qui lui manquait. Après ses triomphes à Wimbledon (2004), l’US Open (2006) et l’Open d’Australie (2008), Sharapova inscrit son nom au prestigieux palmarès de Roland-Garros.

Sans aucune frayeur, en dépit de deux balles de matches sauvées par l’impuissante Italienne Sara Errani. Elle est seulement la dixième joueuse à réaliser cet exploit. Une performance exceptionnelle qui explique son explosion de joie quelque peu contagieuse, elle qui est d’habitude si fermée. « On se demandait si elle allait retirer sa carapace, lâche Sarah Pitkowski, membre de la Dream Team RMC Sport. Ce qu’elle réalise est extraordinaire. Elle fait partie des plus grandes. La chef du tennis féminin que nous attentions est de retour ! »

Quelques mots en français

En menant rapidement 4-0 dès le premier set, Maria Sharapova n’a laissé aucun espoir à son adversaire. Sara Errani, qui grimpera du 23e au 10e rang mondial lundi, n’a d’ailleurs jamais semblé en mesure de prendre le dessus sur la joueuse russe. Après deux échecs en demi-finales (2007 et 2011), Maria Sharapova n’a pas laissé passer sa chance pour sa première finale Porte d’Auteuil. Son sourire rayonnant et son émotion lors de la remise du trophée Suzanne-Lenglen en disaient plus long que son discours (avec quelques mots en français !) sur son bonheur d’avoir enfin conquis Paris. Le public ne l’oubliera pas. 

Aurélien Brossier