Nadal : « J'ai regardé Sangoku ! »

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Vainqueur pour la septième fois de sa carrière à Roland-Garros, l’Espagnol a reconnu avoir eu du mal à s’endormir dimanche soir après l’interruption de la finale contre Novak Djokovic. Heureusement, un dessin animé l’a décontracté.

Rafael Nadal

Rafael Nadal

Rafael, avez-vous ressenti une émotion différente cette fois ?

Bien entendu. C'était une victoire très importante pour moi. J'ai passé une soirée un peu difficile. Pour être honnête, j'ai été très nerveux toute la nuit. J'étais anxieux de reprendre le match. Même si, très clairement, c'était bien mieux pour moi que le match soit interrompu hier soir (dimanche), vu les conditions. En fait, je joue ce match depuis vendredi, dans ma tête. Je me sentais fatigué et nerveux avant le match. Donc, j'avais la sensation de ne pas être totalement prêt deux heures avant le match. Et puis, je me suis senti prêt à rentrer sur le court trois minutes avant.

Novak Djokovic estime, comme beaucoup d’autres, que vous être le meilleur joueur de l’histoire sur terre battue…

Je remercie Novak pour ce qu'il a dit. Je ne sais pas si je suis le meilleur ou pas. Honnêtement, ce n'est pas à moi de le dire. Tout ce que je sais, c'est que j'ai sans doute les meilleurs résultats sur ce type de surface. Pour moi, c'est énorme. C'est beaucoup d'émotions aujourd'hui. J'ai encore remporté le titre ici. Ce septième titre est important parce que je suis le joueur qui a remporté le plus de titres sur cette surface aujourd'hui, mais les autres l’étaient déjà.

Comment expliquez-vous la double faute de Novak Djokovic sur la balle de match ?

Les choses sont comme elles sont. On ne peut pas sauver tous les moments, ni jouer de manière fantastique tout le temps. N'oubliez pas que Novak a gagné en Australie, à Miami, à Indian Wells. Il a fait les finales à Monte-Carlo, à Rome et ici. Il a une saison extraordinaire. N'oubliez pas non plus que, l'année dernière, il a sauvé son match en demi-finales de l'US Open de manière incroyable. Cette année, ici, il a sauvé son match contre Seppi, puis quatre balles de match contre Tsonga. On ne peut pas s'attendre à ce qu'il puisse tout sauver comme cela, en jouant aussi bien qu'il jouait contre Tsonga. Il a fait tout ce qu'il pouvait.

« Tant que j'aurai la possibilité de jouer… »

A 26 ans, votre âge, Bjorn Borg prenait sa retraite. Combien de temps allez-vous encore jouer ?

Cela, je n'en sais rien. Je ne peux pas prévoir l'avenir. Je serai là, je reviendrai, je continuerai à jouer tant que mon physique suivra. Tant que j'aurai la possibilité de jouer, tant que mon esprit, mon mental, me permettra d'être motivé, d'avoir la passion pour ce que je fais… J'espère que ce sera encore pendant longtemps. C'est ce que je vais essayer. C'est mon objectif. Je travaille dur tous les jours. Tous les matins, je me lève suffisamment motivé pour aller à l'entraînement pour améliorer mon jeu. Le jour où tout cela changera, je pense que ce sera le moment de dire : "Salut les gars, je passe à autre chose !" Ce n'est pas le cas aujourd'hui, en tout cas je l'espère.

Bravo pour vos quelques mots en français sur le Central…

J'ai passé pas mal de temps en France. Je comprends très bien le français si on me parle doucement. Il ne faut pas oublier que le français est tout de même très similaire au catalan. C'est peut-être la raison pour laquelle j'ai essayé, peut-être mal, de parler. J'ai essayé. Je pense que les gens m'ont bien compris. Le plus important est que le public a été génial. Il m'a soutenu. J'aimerais le remercier. C'est un sentiment magnifique. Le public m'a vraiment soutenu. Voilà pourquoi, également, je fais des efforts pour parler en français.

Avez-vous eu le temps de regarder Espagne-Italie (1-1) dimanche soir à l’Euro ? Et de revoir les trois premiers sets de la finale ?

Oui, j'ai regardé le foot dans les vestiaires. Je n’ai pas vu le but de l'Italie mais j'ai vu lorsque le score était à égalité. Je n'ai voulu regarder ni mon match, ni rien d'autre ni la presse. Je n'ai pas voulu. J'ai donc regardé le foot et un peu le journal télévisé, quand même. J'ai aussi regardé une série. Je n'avais pas de film à regarder, ce qui est rare. Hier (dimanche), je me suis couché vers minuit et j'ai regardé Sangoku ! C'est mon dessin animé préféré, même si je l’ai vu deux ou trois fois, je l'ai revu et j'ai bien dormi.

Propos recueillis par RM et ES