Des Bleus au goût d'inachevé

120 opinions
- +

Malgré une grosse domination et de franches occasions, l’équipe de France n’a obtenu qu’un match nul contre l’Angleterre (1-1), ce mardi, à la Donbass Arena de Donetsk. Dommage, car il y avait la place pour gagner.

Karim Benzema et Franck Ribéry

Karim Benzema et Franck Ribéry

Dominer n’est pas gagner. Les Bleus ont dû se contenter d’un match nul contre l’Angleterre pour leur entrée en lice à l’Euro, ce mardi à Donetsk. Si les partenaires de Steven Gerrard n’ont pas montré grand-chose en dehors de la tête victorieuse de Lescott (30e, 1-0), l’équipe de France, timide puis conquérante à l’image du but de Samir Nasri (39e, 1-1), aurait pu espérer mieux qu’un résultat nul. « Pour commencer la compétition, un match nul, c’est un bon résultat même si on aurait voulu gagner, confirme Mathieu Debuchy. Je pense qu’il y avait la place pour gagner… »

Si elle veut passer le cap du premier tour, elle devra se montrer plus efficace vendredi contre l’Ukraine (18h). En espérant ne pas se retrouver à nouveau face à un mur de onze joueurs venus pour défendre… « On s’attendait à un bloc bien regroupé avec deux lignes de quatre, analyse Yohan Cabaye. Mais c’est vrai qu’à la fin, ils étaient vraiment devant leur surface. On a malheureusement eu du mal à trouver la profondeur. Cela reste toujours un point.  On voulait commencer par une victoire mais on ne perd pas. Le deuxième match va devenir d’autant plus important… »

Le réveil de Nasri

Dans la fournaise de la Donbass Arena où on a flirté avec les 30 degrés, la rencontre tarde à s’enflammer. Handicapés par la chaleur et sans doute aussi tendus par l’enjeu, Français et Anglais jouent au ralenti. Et on s’ennuie ferme. Le rythme, d’une lenteur encore inégalée depuis le coup d’envoi de l’Euro, fait les affaires du onze anglais, solide dans un 4-4-1-1 taillé pour le contre. C’est d’ailleurs des pieds de Milner que vient la première étincelle mais l’ailier britannique ne cadre pas son tir (15e). Joleon Lescott, lui, ne manque pas son « coup de boule » sur un coup franc de Gerrard (30e, 1-0). L’ouverture du score de l’équipe aux Trois Lions a le mérite de réveiller les Bleus. Blanc confirme : « Paradoxalement, ce but nous a permis d’entrer, enfin, dans ce match. On a très bien réagi, notamment avec la tête d’Alou (Diarra). »

Samir Nasri, lui aussi, a élevé son niveau de jeu. Servi par Ribéry, le meneur de Manchester City place une frappe lumineuse qui trompe Joe Hart (39e, 1-1). La deuxième mi-temps sera à sens unique pour les Bleus. Mais infructueuse malgré des tentatives de Ribéry, Cabaye et Benzema. Face aux Ukrainiens, ils devront les mettre au fond…

 

Aurélien Brossier