Blanc : « Un sentiment mitigé »

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Après le match nul de l’équipe de France face à l’Angleterre (1-1), Laurent Blanc oscillait entre déception et satisfaction. Le sélectionneur des Bleus a malgré tout apprécié la performance de ses joueurs.

Laurent Blanc

Laurent Blanc

Laurent, quel est votre sentiment après cette rencontre ?

On est partagé, mais les Anglais doivent avoir le même sentiment. On a eu du mal à entrer dans le match. On a été très timide lors des 20 premières minutes et on a été punis. Mais, paradoxalement, ça a permis à notre équipe de rentrer, enfin, dans le match. Après, on a bien réagi. On a égalisé logiquement. Le fait qu’il fasse chaud n’a pas favorisé l’équipe qui attaquait le plus, à savoir l’équipe de France. On a un sentiment mitigé. On s’était préparé pour gagner ce match, donc on est déçus de ne pas l’avoir fait, mais on aurait aussi pu le perdre. 

Etes-vous satisfait de la prestation de votre défense centrale ?

Vous avez posé à juste titre des interrogations sur la charnière centrale. Philippe (Mexès) et Adil (Rami) étaient eux aussi conscients qu’ils n’avaient pas donné toutes les garanties lors des matches de préparation. On était persuadés qu’ils allaient revenir avec de la fraîcheur physique. On savait qu’ils pouvaient tenir le match. Je suis très content de la charnière. Elle a donné la meilleure des réponses après avoir été chahutée. On s’y attendait, mais fallait-il encore le faire.

Qu’avez-vous pensé du match de Samir Nasri, auteur de l’égalisation ?

Tous les sélectionneurs veulent que les joueurs qui ont un fort potentiel le démontrent sur le terrain. Mais après, il faut trouver sa place dans l’équipe et répondre à nos attentes. Samir, on est toujours derrière lui. Avec les joueurs de talent, il faut toujours être un peu plus patient qu’avec les autres. S’il partage votre avis, il a donné une bonne réponse. J’en suis heureux pour lui et pour nous.

Alou Diarra a également été très en vue…

Alou s’est transcendé parce que sa responsabilité était engagée sur le but anglais. Il a donné le tempo et, à partir de ce moment-là, on a senti une équipe beaucoup plus agressive. L’agressivité était un ingrédient très important sur ce match. On en a fait les frais pendant les 20 premières minutes où on a manqué d’agressivité, de liant entre les joueurs et de vitesse.

Propos recueillis par Jérôme Sillon, à Donetsk