Armstrong et le dopage, 15 ans de cache-cache

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L'USADA (agence américaine antidopage) a ouvert une procédure contre Lance Armstrong, l'accusant de s'être dopé entre 1998 et 2010. Une période au cours de laquelle l’Américain a slalomé entre soupçons et accusations. Rappel des faits.

Lance Armstrong

Lance Armstrong

27 octobre 1996

Vainqueur de la Flèche Wallone, l’Américain est freiné par un cancer des testicules. Après son opération au cerveau, le coureur de l’équipe Motorola aurait confirmé à un médecin avoir utilisé de l’EPO.

4 juillet 1999

En plein Tour de France, « The Boss » est contrôlé positif aux corticoïdes. Sur la foi d’un certificat médical, il parvient à passer entre les mailles du filet bien que le règlement de l’UCI indique que la preuve médicale doit être présentée au moment du contrôle.

18 juillet 2000

Alors qu’Armstrong est en route vers un second sacre sur le Tour, une équipe de France 3 filme des membres de l’encadrement de  l’US Postal, son équipe de l’époque,  en train de jeter des seringues et des médicaments (160 seringues, des compresses, des tampons, des plaquettes de médicaments interdits). L’enquête préliminaire de cette affaire aboutira à un non-lieu.

10 juillet 2001

Après 6 ans de collaboration, Lance Armstrong révèle publiquement être suivi par le sulfureux docteur Michele Ferrari. Cette déclaration intervient peu de temps avant la parution d’un article dans le magazine « Sunday Times », qui révèle les liaisons dangereuses de la star américaine.

23 août 2005

Alors que Lance Armstrong savoure depuis plusieurs jours sa septième victoire sur le Tour (de 1999 à 2005 inclus) et sa récente retraite, le journal l’Equipe révèle que six échantillons positifs à l’EPO ont été découverts dans les urines de l’Américain en 1999.

25 octobre 2005

Son fidèle coéquipier Frankie Andreu (Motorola, Cofidis et US Postal) confirme l’épisode du 27 octobre 1996, où le Texan avoue avoir utilisé de l’EPO à son médecin. « Je ne sais pas comment le docteur a formulé sa question, mais la réponse était qu'il avait pris de l'EPO, de la testostérone, des hormones de croissance et de la cortisone », confie-t-il lors de son témoignage sous serment.

20 mai 2010

C’est au tour de Floyd Landis de « charger » son ancien leader de 2001 à 2004. « J’ai vu Lance Armstrong se doper. Il m’a expliqué l’évolution des tests de détection de l’EPO qui rendaient nécessaire le recours aux transfusions sanguines ».

3 février 2012

Faute de preuves suffisantes, la justice met fin à l’enquête fédérale menée par Jeff Novitzky. Même si les chances de pouvoir aboutir à une condamnation de « LA » sont trop minces, l’Agence américaine antidopage (USADA) poursuit son enquête.

13 juin 2012

L’USADA  annonce avoir engagé une procédure contre Armstrong pour s’être dopé de 1996 à 2001 et avoir encouragé d’autres coureurs à utiliser les mêmes méthodes. Des preuves et des témoignages accablants ont été collectés. Reconverti dans le triathlon, l’Américain est suspendu de toute compétition sportive et pourrait perdre plusieurs de ses sept victoires sur la Grande Boucle.

A.M.