Larqué : « Je m’étais préparé à cette nouvelle »

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DOCUMENT RMC SPORT : Longtemps compère de Thierry Roland au micro, Jean-Michel Larqué s'est exprimé sur le décès du journaliste avec qui il a formé un duo légendaire. L’ancien capitaine de Saint-Etienne éprouve une immense tristesse.


Jean-Michel, dans quel état êtes-vous après l’annonce de cette triste nouvelle ?

Je m’étais préparé à cette nouvelle. Mais on espérait qu’un jour ou l’autre, ça aille mieux. Comme le disait Thierry : « On pensait qu’il allait se refaire la cerise ». Et non, il est parti cette nuit sans que je puisse lui procurer sa dernière joie. Il voulait recommenter au moins un match avec moi. Il n’a pas eu ce plaisir, je m’en veux un peu.

Comment se sentait-il ces derniers temps ?

Il avait eu une petite intervention par les voies naturelles. Je ne vais pas trahir le secret médical et puis c’est sans importance, mais il se préparait à subir une autre intervention. Je l’avais eu au téléphone il y a quelques heures et il sentait que ça devenait de plus en plus compliqué. C’est arrivé au plus mauvais moment. Au-delà de l’aspect maladie, il a perdu le moral. De ne pas être en Ukraine et en Pologne a dû être un terrible choc psychologique. Je sentais qu’il se sentait un peu coupable et je partage cette culpabilité avec lui. Il se sentait partir. Il se sentait faible. Et puis c’était son mot, il m’avait dit : « S’il m’arrivait quelque chose, je te regarderais là-haut, depuis la grande prairie. »

Comment le qualifieriez-vous ?

C’était un homme extrêmement fidèle, il me l’a prouvé. Et je sais que là-haut, il me le prouvera encore.

Quels souvenirs garderez-vous de lui ?

Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? (Il fond en larmes)  Les bons souvenirs, ils sont gommés par la nouvelle. Ils reviendront un jour, forcément. Mais il faut laisser le temps au temps. Là, c’est tout neuf. Et en plus, je m’y étais un peu préparé mais on se dit que ça n’arrivera pas. En plus, il se faisait une telle joie de reformer le tandem que… Forcément, il est parti sans ça et c’est peut-être ça qui est le plus terrible. Sa dernière joie, j’aurais pu la lui procurer et je n’ai pas pu.

 

J.Re