Voeckler : « Je ne suis pas optimiste »

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Le chouchou du Tour de France 2011 risque de devoir faire un trait sur l’édition 2012, qui s’élancera de Liège le 30 juin. Blessé à un genou, il ne s’alignera que s’il estime avoir les moyens de tenir son rang.

Thomas Voeckler

Thomas Voeckler

Thomas, comment allez-vous après votre abandon sur la Route du Sud samedi ?

Le moral est bon. Il y a plus grave. C’est vrai que je vais passer une échographie ce lundi matin et sans doute une IRM. Mais je n’attends pas de miracles. J’ai eu trois jours de repos total dans la semaine. Ça n’a pas suffi à faire passer le mal. Il est clair que je vais devoir observer une période de repos plus longue, sans doute l’équivalent d’une semaine. Ça compromet une bonne partie de la condition physique et ma participation aux championnats de France (dimanche à Saint-Amand-les-Eaux).

Quel type de douleur ressentez-vous ?

J’ai une poche d’eau dans le genou. A vélo, les genoux sont souvent sollicités. En général, je ne suis pas trop sujet à des maux de genoux. Ça faisait plusieurs années que je n’avais pas été embêté. Là, ça tombe mal, au mois de juin. J’ai dû abandonner samedi parce que je ne pouvais plus pédaler. Dans ces conditions, ce n’était pas un abandon par prudence. C’est tout simplement que je ne pouvais plus faire de vélo. Pourvu que ça passe. Je ne suis pas spécialement optimiste pour le moment.

Gardez-vous espoir de reprendre rapidement la compétition ?

J’ai cet espoir de pouvoir être au départ du Tour de France (le 30 juin à Liège). Si c’est le cas, ce ne sera pas dans une condition physique à 100%. Il ne faut pas être un expert pour savoir que lorsqu’on fait plus de dix jours sans sport à deux semaines du Tour de France, ce n’est pas bon. Le mois de juin, c’est primordial. C’est entendu que je n’aurai pas la condition que j’aurais dû avoir au départ du Tour. Mais j’espère que ça ne m’empêchera pas d’y participer et de faire des choses bien.

A combien estimez-vous vos chances de prendre le départ du Tour ?

Je ne peux pas le dire. Dans ma tête, pour l’instant, j’y suis à 100%. Je préfèrerais avoir cette vision optimiste. Mais y être pour y être, ce n’est pas non plus super-intéressant. Si ma forme me le permet, si je tiens le coup et que je reprends l’entraînement la semaine précédente, je serai au départ du Tour. Pour les championnats de France, en tout cas, la cause est entendue. Il y a 9 chances sur 10 pour que je ne sois pas au départ.

Propos recueillis par Camille Gelpi