Les Bleus ont-ils une chance face à l'Espagne ?

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Très inquiétants face à la Suède (2-0), les Bleus sont-ils capables d’éliminer l’Espagne, championne d’Europe et du monde en titre, samedi, en quart de finale ? La question se pose déjà. Et les avis divergent.


Il y a deux façons d’aborder un quart de finale de l’Euro face à l’Espagne. La première, c’est Rolland Courbis qui nous la donne, avec humour : « L’une de nos stratégies, c’est la prière ! » L’autre, c’est de se dire qu’on n’a finalement rien à perdre face aux champions d’Europe en titre. « Il faut ne pas trop réfléchir, confirme Hugo Lloris.  On va jouer l’Espagne, ce sera une certaine façon pour nous de montrer ce qu’on a dans le ventre face à la meilleure équipe au monde.  On avait la possibilité de les éviter, on n’a pas fait ce qu’il fallait. Maintenant, il faut ne pas trop réfléchir, bien récupérer et préparer ce match pour donner le meilleur de nous-mêmes. C’est un grand match. Il faudra être au rendez-vous. »
Pas comme ce triste mardi soir contre la Suède (2-0). « Il faudra être meilleur pour aller plus loin , est obligé de reconnaître Laurent Blanc.  On ne se facilite pas les choses car jouer l’Espagne n’est pas le plus facile, il va falloir faire un exploit. Demain (mercredi), il y aura plus d’optimisme que ce soir. » Mathieu Debuchy, lui aussi, souhaite vite tourner cette mauvaise page : « On va voir ce qui n'a pas  été, affirme l’arrière droit des Bleus. On va discuter entre nous, on va récupérer mais je ne me fais pas de souci. Contre l’Espagne, ça va aller vite donc faudra être présents samedi. »

Courbis : « Si Rami ou Koscielny a un pépin physique, qui joue ?

Eric Di Meco, franchement pas rassuré par la prestation des Tricolores, est inquiet : « Les Espagnols sont juste champions d’Europe et du monde, souligne le membre de la Dream Team RMC Sport. Ils montent en puissance depuis le début de la compétition. Quand je vois ce qu’on a fait derrière, oui, on peut être inquiet. »
Luis Fernandez, grand spécialiste du football ibérique, ne partage pas l’avis de l’ancien arrière gauche des Bleus : « Depuis le début de l’Euro, on n’a pas l’impression de retrouver une Espagne flamboyante. J’ai l’impression qu’ils sont un peu émoussés. Ils se sont goinfrés de titres. Ils sont critiqués dans leur pays. »
Critiquée, la défense de l’équipe de France l’est aussi. Et celle-ci se présentera sans Philippe Mexès, suspendu après avoir écopé d’un nouvel avertissement. Un autre sujet d’angoisse pour Rolland Courbis : «  Nous n’avons plus que deux arrières centraux, et les blessures arrivent en cours de match. Si Rami ou Koscielny a un pépin physique, qui joue ? » Pour Di Meco, en revanche, l’absence du Milanais est peut-être un mal pour un bien : « Pour Laurent Blanc, cette suspension doit être une mauvaise nouvelle, car il défend cette charnière contre vents et marées. Mais quand on voit la performance de Koscielny lors des matches de préparation, ce n’est pas une si mauvaise nouvelle que ça. Il va remplacer Mexès sans problème. » On n’a pas fini d’en parler.

 

Aurélien Brossier