Ce qu’il s’est vraiment passé dans le vestiaire des Bleus

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Comme RMC Sport le révélait le soir de la rencontre, il y a bien eu une franche explication dans le vestiaire de l’équipe de France à l’issue de la défaite contre la Suède (2-0). Au centre des débats : Diarra, Nasri, Benzema et Ben Arfa.

Après leur défaite face aux Suédois (2-0), les Bleus ont eu de vifs échanges dans le vestiaire.

Après leur défaite face aux Suédois (2-0), les Bleus ont eu de vifs échanges dans le vestiaire.

Il y a d’abord eu Laurent Blanc. Puis c’est Alain Boghossian qui s’y est collé. Au surlendemain de la défaite des Bleus contre la Suède (2-0), l’adjoint du sélectionneur a longuement répondu aux questions de la presse, et notamment celles entourant la virulente discussion née dans le vestiaire à l’issue du match. « Il y a eu des échanges mais c'est normal, confie l’ancien champion du monde. Ça aurait été pire s'il n'y avait rien eu. Il y a eu des altercations (il se reprend), enfin des échanges entre joueurs. On s'est dit les choses. C'est comme dans un couple : si on ne dit pas les choses, ça explose. Ce qui s'est passé dans le vestiaire, j'espère que ça sera un plus pour la suite. »

Comme RMC Sport le révélait le soir de la rencontre, une franche mise au point a eu lieu entre plusieurs joueurs de l’équipe de France. Pas de bagarre comme le rapportent certains réseaux sociaux, mais une explication verbale. Le ton est d’abord monté entre Samir Nasri et Alou Diarra. Puis c’est Yann Mvila qui aurait pris part à la discussion. Le joueur de Manchester City se trouverait d’ailleurs au centre de toutes les critiques venant du groupe, ce sur quoi Alain Boghossian a préféré resté très évasif.

Benzema, également visé ?

Benzema aurait également été visé pour sa tendance à décrocher. Le Madrilène se voit également reprocher le fait de se plaindre de ne pas avoir de ballons, alors qu’il ne se trouve que trop rarement  dans la surface de réparation. Quant à Ben Arfa, il s’est ému auprès du sélectionneur – mais à l’écart de ses coéquipiers- d’avoir été sorti alors que d’autres, selon lui, avaient un moins bon rendement. Boghossian précise : « Il n’y a pas eu d’accrochage entre Hatem Ben Arfa et Laurent Blanc. Les deux se sont expliqués. Ils ont mis les choses à plat et ils se sont serré la main. Il n’y a aucun souci à ce niveau-là. » 

Laurent Blanc a assisté à la scène avec beaucoup de recul. Ce sont Alain Boghossian, et surtout Jean-Louis Gasset, ainsi que plusieurs cadres, qui ont calmé les choses. Dans le même temps, des remplaçants ont fait savoir que leur situation n’était pas des plus enviables, mais qu’ils se mettaient au service du collectif. Avant que les joueurs aillent à la douche, le sélectionneur a repris la main pour rappeler que les Bleus étaient qualifiés et qu’il y avait un quart de finale à jouer. Deux ans après Knysna, l’encadrement de l’équipe de France s’est ainsi empressé d’éteindre l’incendie naissant. « Ça n’a rien de comparable », a d’ailleurs tenu à préciser Boghossian, déjà présent il y a deux ans en Afrique du Sud, et plus que jamais soucieux de chasser les mauvais démons.

Retours sur les fais marquants des phases de poules.

P.Ta (avec JR et JS) à Donetsk