La bataille pour le Grand Prix de France fait rage

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Alors que tout était quasiment acté en faveur du circuit du Castellet pour le retour de la F1 sur le sol français dès 2013, l’élection présidentielle a bouleversé la donne. Pour le plus grand bonheur de Magny-Cours qui revient dans la course.

Circuit Paul Ricard

Circuit Paul Ricard

Les organisateurs du Castellet voyaient déjà Sebastian Vettel (RedBull) ou Romain Grosjean (Lotus) faire chauffer les gommes sur le tracé du circuit du Var. Tout était presque bouclé. Les négociations avec Bernie Ecclestone ne portaient plus que sur des détails comme la surface d’accueil des loges. Surtout, le contrat était dans les mains des avocats du projet. « On était dans le dernier tour des qualifs, ajoute le patron du Castellet, Stéphane Clair. Il ne restait vraiment pas grand-chose. Le calendrier a fait que les choses se sont compliquées. J’ai bon espoir que tout rentre dans l’ordre rapidement. »

Mais l’élection de François Hollande a changé les données du problème. Le dossier a même été gelé pour être réétudié par Valérie Fourneyron. « Je voulais absolument voir l’ensemble des acteurs intéressés par un retour de la F1 sur le territoire français, détaille la nouvelle ministre des Sports. Il n’y a aucune opposition de l’Etat pour l’organisation d’un Grand Prix. Il faut juste trouver le bon équilibre économique. » Ce qui a donc permis à Magny-Cours de se replacer dans la course à la F1. « On se réjouit de cette rencontre, c’est la première fois que l’on a une réponse de l’Etat », souffle le directeur de cabinet du conseil général de la Nièvre, Farid Hadjab.

Vers un report en 2014 ?

Ignoré par l’ancien gouvernement pour des raisons essentiellement politiques, le tracé de la Nièvre présente l’avantage de pouvoir immédiatement accueillir un Grand Prix. Le circuit de Magny-Cours conserve surtout la préférence des pilotes malgré le désintérêt du grand argentier de la F1 pour la région. « Mme Fourneyron n’a pas tranché mais elle a été très séduite par le sérieux du dossier de Magny-Cours, poursuit Farid Hadjab. Nous n’avons pas construit notre dossier qu’autour de la course. C’est tout le secteur automobile de la région qui sera boosté. » Ecclestone a ainsi indiqué aux défenseurs des deux projets que sa porte était ouverte pour la ministre et qu’il n’était pas fermé à la négociation.

Du côté du Castellet, on tente donc de répliquer ces derniers jours en rentrant dans une véritable guerre de communication. Alors que son adversaire pensait avoir pris le meilleur, le circuit Paul Ricard a envoyé en début de semaine un communiqué de presse annonçant la prolongation de l’homologation du circuit pour la F1 jusqu’en 2016. « Ça fait taire un certain nombre de rumeurs qui disaient qu’il fallait beaucoup investir pour accueillir la F1, lâche Stéphane Clair. Quand des gens responsables disent que les installations sont remarquables, ça a une signification. » Et si l’important reste l’organisation de l’évènement, les deux parties vont devoir recevoir une réponse avant le mois de septembre sous peine de reporter le retour de la F1 à 2014. D’ici là, la décision officielle sera prise par la fédération française du sport automobile qui suivra les directives du gouvernement.

Nicolas Paolorsi avec A.A, C.G et M.Bo