Des tests majeurs et Londres d’un doute

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L’équipe de France de basket démarre, ce mercredi face à l’Italie, sa série de matches amicaux dans l’optique des JO. Mais une seule question revient avec insistance au sein de la bande à Collet : Tony Parker sera-t-il du voyage à Londres ?


« Repartir de zéro ». Voilà le message martelé par le sélectionneur de l’équipe de France de basket, Vincent Collet, avant les grands débuts de ses troupes, ce mercredi, à Pau (20h45).  Et ça tombe plutôt bien puisque la France attaque ses rencontres amicales face à une équipe d’Italie remaniée depuis leur dernière confrontation lors de l’Euro 2011. « Il faut être capable à nouveau de prouver. Il y a toujours de l’excitation pour un premier match mais il faut que l’on se concentre sur nous. On doit montrer des choses, développer des complicités de jeu, des timings face à une équipe d’Italie que l’on ne connaît pas. Il va y avoir un effet de surprise », assure Vincent Collet.  « C’est toujours un match un peu différent à aborder, poursuit l’ailier Boris Diaw. Il va peut-être falloir un peu plus se calmer. »
 
Ce duel face à l’Italie, qui donnera le tempo des Bleus avant que ces derniers ne sillonnent la France pour y défier la Côte d’Ivoire à Toulouse (29 juin), la Grande-Bretagne à Orléans (7 juillet), la Belgique et la Biélorussie dans le Nord (les 12 et 13 juillet). Avant un tournoi final à Strasbourg, qui précèdera le départ pour Londres (24 juillet) et le début des choses sérieuses (27 juillet).  « On essaye de tracer notre voie et on espère confirmer notre résultat de l’an passé au Championnat d’Europe. Mais les JO, c’est un cran au-dessus ! »,  prévient le sélectionneur.

« Tony sera prêt »

Tout au long de ce programme dense, les Bleus pourront compter sur le soutien moral de deux de leurs leaders, Tony Parker et Nicolas Batum. Le meneur de jeu de San Antonio verra sa préparation écourtée, du fait d’une blessure à l’œil. Pour autant, l’espoir est bien présent dans les rangs de l’équipe de France quant à la présence de ce dernier sur les parquets londoniens.  « Je sais que Tony va y être. C’est sûr que ça va prendre un peu de temps mais je pense qu’il a assez de pouvoir pour décider  si il participera ou pas », assure la doublure de Parker, Andrew Albicy.

« On espère tous que Tony sera des nôtres parce qu’avec lui, on a des chances d’aller plus loin. S’il n’est pas là, ça ne sera pas à nous de faire du Tony ! On devra juste bien gérer le groupe. C’est la France d’abord et avant tout » souligne le meneur de Châlon, Steed Tchicamboud.  En attendant l’apport de TP, les joueurs de Collet sont prêts à en découdre. « On va essayer d’être exemplaire », conclut Diaw.

 

Jérémy Vial