F.Schleck : « Andy va nous manquer »

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Privé de son frère Andy, victime d’une fracture du sacrum lors du dernier Dauphiné, Fränk Schleck aborde ce Tour de France dans le costume de leader de RadioSchack-Nissan. Un statut difficile à assumer sans la présence de son cadet.

Frank et Andy Schleck

Frank et Andy Schleck

Fränk, comment vous sentez-vous avant le départ de Liège ?

La préparation n’a pas été idéale avec le Giro, le Tour du Luxembourg et le Tour de Suisse. Je rentre dans ce Tour de France avec déjà soixante jours de course, ce qui est beaucoup. Mais je me sens encore bien. J’ai vraiment bien marché au Tour de Suisse (2e, ndlr). Je n’ai pas pu reconnaître les étapes. Ce n’est pas comme je l’avais planifié mais c’est comme ça. Ça va être difficile de tenir la forme pendant encore trois semaines.

Courir sans Andy, votre frère, est-il un avantage ou un inconvénient ?

Pour ceux qui n’ont toujours pas compris, Andy et moi sommes mieux ensemble. On court mieux ensemble, on est plus forts. On se comprend très bien et on se motive l’un et l’autre, pas seulement pour la course mais aussi pour l’entraînement. On est tout simplement mieux ensemble.

Comment son absence est-elle ressentie dans l’équipe ?

Il va nous manquer. Mais c’est un accident, c’est comme ça. Andy et moi sommes d’accord, si je ne chute pas sur les pavés il y a deux ans, Andy aurait gagné le Tour (il avait terminé 2e mais a ensuite été déclaré vainqueur suite au déclassement d’Alberto Contador, positif au clenbutérol). J’aurais bien aimé qu’il soit ici. Ce n’est pas le cas, je suis navré et un peu déçu. Maintenant, on est là pour courir le Tour de France, une grande course, et on verra.

Viendra-t-il vous encourager ?

Non, je ne pense pas. Je sais qu’il est avec nous, je l’ai trois fois par jour au téléphone. Mais ne l’attendez pas sur le Tour. Je ne pense pas qu’il viendra.

Quelle sera votre tactique lors de ce Tour, promis à un bon rouleur ?

On ne connaît pas encore la tactique. Cette année, le Tour de France ne nous est pas favorable. Je dis toujours nous, mais il n’y a pas Andy. Ce n’est pas favorable pour moi. Il faudra reprendre tout le temps perdu lors des deux seules arrivées au sommet. Ça va être difficile. On va tout mettre au point après le 1er contre-la-montre (Arc-et-Senans – Besançon, 9e étape, le 9juillet).

Propos recueillis par Georges Quirino, à Liège