Deschamps a dit non à l'équipe de France

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Selon des informations RMC Sport, l’ex-entraîneur de l’OM a refusé de succéder à Laurent Blanc au poste de sélectionneur de l’équipe de France. Une décision qui prend tout le foot français à contre-pied. Explications.


C’est ce qu’on appelle un parfait contre-pied. Alors qu’un timing impeccable des événements devait propulser, enfin, Didier Deschamps aux commandes de l’équipe de France, le technicien basque âgé de 43 ans, a refusé lundi matin la proposition de Noël Le Graët, le président de la FFF. Selon nos informations, l’ancien capitaine des Bleus (103 sélections) a bien été approché par le dirigeant breton, via Guy Stéphan, son adjoint à l’OM, qui connaît Noël Le Graët depuis son passage à Guingamp, et Joël Müller, membre du comité exécutif et chargé de prendre le pouls. Mais c’est Didier Deschamps lui-même qui a dit non à Noël Le Graët ce lundi, à Paris.

Selon l’entourage de Didier Deschamps, trois raisons principales ont motivé le refus du champion du monde et d’Europe. D’abord, « DD » n’a pas voulu marcher sur les traces de Laurent Blanc et il a souhaité préserver sa relation avec son ex-coéquipier. L’économie que veut réaliser Noël Le Graët en réduisant le staff des Bleus l’a également déplu. Enfin, Didier Deschamps a estimé qu’il n’avait aucune visibilité sur les chances de qualification de l’équipe de France pour la Coupe du monde 2014, alors que l’Espagne, double championne d’Europe et championne du monde en titre, sera l’immense favorite dans le groupe I.

Le favori, c’est Le Guen

Pour l’ancien joueur de la Juventus Turin, dire non aux Bleus n’a pas été vécu comme un crève-cœur, alors qu’il n’avait déjà pas été choisi en 2008, quand le poste de Raymond Domenech vacillait. Dans l’esprit de Didier Deschamps, fataliste, un autre rendez-vous entre lui et l’équipe de France se présentera à l’avenir. Ce début du mois de juillet 2012, au sortir d’un Euro délicat sur le plan comportemental pour les Bleus, n’était simplement pas le meilleur moment pour que le mariage inévitable depuis une dizaine d’années se réalise. Noël Le Graët va donc devoir explorer d’autres pistes.

Et la succession de Laurent Blanc s’avère beaucoup plus compliquée que le président de la FFF ne l’avait imaginée. Arsène Wenger, par exemple, a refusé. Or Noël Le Graët souhaiterait annoncer le nom du futur sélectionneur des Bleus dès ce mardi, à l’occasion de la réunion du comité exécutif. C’est pour cette raison que la piste menant au Breton Paul Le Guen revient avec insistance, malgré le fait qu’il soit encore sous contrat à Oman. L’ancien défenseur central (17 sélections avec les Bleus entre 1993 et 1995), triple champion de France en tant qu’entraineur de Lyon (2003, 2004, 2005), est devenu le principal favori pour s’assoir sur le banc des Bleus le 15 août au Havre, pour le match amical face à l’Uruguay.

Si Paul Le Guen fait désormais figure de favori, une association avec Francis Smerecki, actuellement à la tête des 18 ans, avait aussi été évoquée à la FFF. Les noms d’Arsène Wenger, « au chaud » à Arsenal, Alain Giresse, qui renégocie avec le Mali, et Alain Perrin, qui aurait été approché par Joël Muller (membre du comité exécutif de la FFF), ont également circulé au siège de la Fédération.

AB avec JRe.