Deschamps toujours en pole

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Noël Le Graët a confirmé ce mardi son intention de voir « DD » devenir le nouveau sélectionneur des Bleus. Reste au président de la FFF et à l’ancien entraîneur de l’OM à trouver un accord. En cas d’échec, d’autres pistes sont à...

Didier Deschamps

Didier Deschamps

Alors qu’elle semblait s’être éloignée, l’ombre de Didier Deschamps plane toujours au-dessus de l’équipe de France. Fraîchement parti de l’Olympique de Marseille, « DD » est toujours placé pour être le successeur de Laurent Blanc. Et plutôt très bien placé. Debout sur l’estrade de la salle de presse de la Fédération française de football, Noël Le Graët n’a pas caché son désir de convaincre l’ancien capitaine des Bleus. « J’ai vu ce matin que Deschamps avait dit non, c’est une erreur, a déclaré le président de la FFF. Je l’ai vu rapidement lundi soir. (…) Deschamps, c’est un très bon choix. C’est un garçon avec qui j’aimerais travailler. » Une entrevue au cours de laquelle le patron du football français n’a pas formulé de proposition concrète à Deschamps.

Visiblement, la « Desch’ » n’avait, de toute façon, pas la tête à s’attarder sur les modalités d’un contrat. « Il avait la possibilité de retourner dans sa famille et la fédération était prête à lui faire à une proposition. Il m’a confirmé que l’équipe de France faisait partie de ses rêves. Mais il n’était pas en état psychologique de discuter. » Si une nouvelle rencontre entre les deux hommes est prévue très prochainement, « peut-être aujourd’hui, peut-être lundi » selon Le Graët, reste encore à s’entendre sur de nombreux paramètres.

Première écueil qui pourrait faire capoter l’affaire, la présence de Jean-Pierre Bernès, agent de Didier Deschamps et de Laurent Blanc, que le président de la FFF aimerait voir s’éloigner des Bleus. « J’ai donné rendez-vous en fin de semaine avec nos conseillers, explique Le Graët. Jean-Pierre Bernès est respecté par tous les clubs, il possède une bonne ‘écurie’. Mais il n’y aura jamais de contrat signé à la FFF avec un agent, quel qu’il soit. Je ne verserai jamais de commission. »

Le Graët : « Si Deschamps devait trop traîner »

Un aspect économique qui comptera forcément dans le choix du futur patron sportif des Bleus. La FFF n’est en effet pas prête à verser une indemnité pour débaucher un entraîneur sous contrat. « Je ne suis pas acheteur », a prévenu Le Graët. « Jean Fernandez me plairait bien mais le président Jacques Rousselot (Nancy, ndlr) m’a dit non », a-t-il même précisé un brin taquin.

Si l’actuel coach lorrain ne figure pas dans la short-list, ce n’est en revanche pas le cas de plusieurs autres entraîneurs (Le Guen, Smerecki, Giresse, Perrin). Un panel dans lequel Le Graët promet de piocher en cas de tergiversations avec le technicien basque. « S’il devait trop traîner, je prendrais d’autres décisions, a-t-il lancé. Parmi les noms cités, certains sont disponibles. » Quel que soit le nom qui sortira du chapeau, l’ancien président guingampais prévient : « Il n’y a pas de choix par défaut. » Même l’intérêt de Zinedine Zidane pour le poste de sélectionneur, dans un futur plus éloigné, a ravi le président de la FFF. Mais en attendant « Zizou », c’est un autre champion du monde 1998 qui paraît le mieux placé pour prendre en main les destinées des Bleus.

Alexandre Alain avec Jean Resseguié