Chavanel : « Moi, j’ose bouger »

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Attaquant ce mardi dans les derniers kilomètres de la 3e étape du Tour de France, Sylvain Chavanel n’est pas parvenu à concrétiser ses efforts. Mais le coureur d’Omega-Pharma ne regrette pas son choix.

Sylvain Chavanel

Sylvain Chavanel

Sylvain, expliquez-nous cette nouvelle échappée…

Personne n’ose bouger, tout le monde calcule. Moi, je ne suis pas un coureur qui calcule trop, même si on peut me le reprocher. Je me fais plaisir dans ces moments-là… J’aurais pu avoir plus de mal après la chute de Philippe Gilbert (pris dans une chute dans le peloton, ndlr), dans laquelle j’ai été entraîné. Comme beaucoup de coureurs, j’ai fait un gros effort pour revenir. On paye ces efforts dans le final. J’ai été un peu surpris car ça remontait un peu sur la fin. Il me manquait les jambes.

Avez-vous quelques regrets ?

Je n’ai vraiment aucun regret. Je n’ai pas voulu attaquer dans la côte, j’ai attaqué juste après. Ça montait un peu pour pouvoir faire la descente à bloc. Mais j’ai été surpris par le virage à droite, comme beaucoup d’autres concurrents. A partir de la flamme rouge, j’ai eu les jambes cassées.

On vous sent plein d’ambitions sur ce début de Tour de France 2012…

J’essaye d’en avoir. Je n’attends pas, comme beaucoup de coureurs. On sait que Peter Sagan est pratiquement imbattable sur ces arrivées. La preuve, il a encore gagné aujourd’hui. Je n’ai pas de regret et de toute façon, je sais que je ne vais pas gagner au sprint. Si j’avais attendu de partir, je n’aurais pas fait mieux. Ils calculent et ils savent ce qu’ils font.

G.Q.