Oubaali veut faire mouche

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Quatre ans après son élimination très controversée en huitièmes de finale des JO de Pékin, Nordine Oubaali se prépare pour le rendez-vous londonien dans un mois. Pour décrocher une médaille, le poids mouche ne lésine pas sur la préparation.

Nordine Oubaali

Nordine Oubaali

Calais, Castelnaudary puis Bugeat. L’équipe de France de boxe olympique effectue un petit Tour de France pour préparer les JO de Londres. Au programme, une intense préparation physique et une plongée d’une semaine au sein de la légion étrangère, fin juin. « On est parti faire un stage de cohésion pour ressouder l’équipe et changer d’air, raconte Nordine Oubaali, invité mardi de "Before London" sur RMC. Ça nous a bien aidés. On a pu découvrir des choses qu’on n’a pas l’habitude de faire. Sur l’aspect mental, on a travaillé dans des domaines sur lesquels on n’était pas à l’aise. On essaie d’aller chercher le meilleur de soi-même. C’est un plus, on sort grandi de ce stage. » A 25 ans, le boxeur de Bagnolet aborde le rendez-vous londonien avec un énorme appétit. 

Lors de la dernière édition à Pékin en 2008, le poids mouche s’était incliné en huitièmes de finale face au Chinois Shiming Zou, futur champion, après une injustice arbitrale. « Elle était passée plus inaperçue que celle qui avait touché Alexis Vastine mais elle était aussi grosse », rappelle Brahim Asloum, membre de la Dream Team RMC et champion olympique en 2000. Sans s’appesantir sur ce sort cruel, le natif de Lens a beaucoup travaillé pour décrocher sa qualification pour Londres au tournoi de Trabzon (Turquie) en avril dernier. Avant cela, le pensionnaire du pôle France à l’INSEP s’est fait la main avec le Paris United de Brahim Asloum, avec lequel il a remporté le World Series of Boxing.

Un frère et une sœur boxeurs

Avant de prendre l’avion pour la capitale anglaise, Oubaali, 13e enfant d’une famille sportive de 19 frères et sœurs (dont Ali boxeur pro et Zahra également boxeuse), se rendra à Bugeat (Corrèze), ce mercredi en compagnie de ses équipiers français qualifiés pour les JO (Rachid Azzedine, Tony Yoka, Jérémy Beccu et Alexis Vastine). « On croisera les gants avec différentes nations et de nombreux qualifiés olympiques, présente-t-il. Ça permet de monter en pression et de faire des réglages. » Il sera ensuite temps de se tourner vers l’Angleterre où il débutera son premier combat le 3 août. Il espère marcher dans les pas de Brahim Asloum, dernier Français champion olympique de boxe, qui croit en ses chances de monter sur un podium. « Entendre dire que je suis médaillable, ça me va droit au cœur », conclut Oubaali.

NC avec Before London