Poulidor : « On ne remplacera jamais Anquetil »

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A l’occasion de l’arrivée de la 4e étape du Tour de France ce mercredi à Rouen, berceau de Jacques Anquetil, Raymond Poulidor se souvient de sa rivalité sportive et de son amitié avec le quintuple vainqueur de la Grande Boucle.

Raymond Poulidor

Raymond Poulidor

Raymond, est-ce particulier pour vous d’être au pays de Jacques Anquetil ?

Non, c’est l’itinéraire du Tour de France qui nous amène à Rouen. Et évidemment, quand le Tour passe à Rouen, on parle d’Anquetil. C’est comme s’il était présent. Et quand Anquetil est là, Poulidor n’est pas loin dans la roue.

Cela ravive-t-il des souvenirs ?

On regrette évidemment l’absence de Jacques. Mais vous savez, il est décédé en 1987, et j’ai l’occasion de traverser toute la France pour suivre des courses ou faire dédicacer mon livre, et il ne se passe pas un jour sans que les gens qui m’abordent me parlent de Jacques.

Etiez-vous proche de lui humainement ?

Quand nous avons mis un terme à notre carrière, oui. Mais pendant notre carrière, on se détestait. On était éloignés. Quand on se trouvait dans le même hôtel, on s’évitait souvent. Après, ça a été une très grande amitié. Il était inqualifiable, on ne le remplacera jamais. Il fallait le connaître. Il était très timide mais avait le cœur sur la main.

Quel est votre meilleur souvenir avec lui ?

Il y en a énormément. Lorsqu’il couvrait le Tour de France pour la radio et la télévision, il ne se passait pas un jour sans qu’il ne me rende visite pour m’encourager.

Etes-vous toujours en contact avec sa famille ?

Oui, bien sûr. D’ailleurs Christopher (le fils de Jacques Anquetil, ndlr) se marie ce mercredi 4 juillet et je vais faire acte de présence. J’espère qu’il y aura un bon petit repas ! La date avait été fixée et il a invité plusieurs amis proches de Jacques, dont Bernard Hinault. Il a profité que ces gens soient sur le Tour de France pour les réunir.