La pression monte pour Estanguet

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Double champion olympique (2000, 2004), Tony Estanguet, membre de la Dream Team RMC Sport, briguera une troisième médaille d’or à Londres pour ses quatrièmes JO. Avant de traverser la Manche dans une semaine, le céiste fait le point.

Tony Estanguet

Tony Estanguet

L'heure du départ approche
« Je pars le 17 juillet car j’ai besoin de naviguer sur le bassin. Il sera ouvert aux athlètes le même jour que l’ouverture du village olympique (16 juillet, ndlr). On y sera donc dès le début. L’objectif est de rester frais jusqu’au bout car je n’entre en lice que le 29 juillet. Il ne s’agit pas d’être fatigué ce jour-là. A moi de faire jouer mon expérience. »

Un rôle de grand frère
« C'est vrai que j'ai l'impression d'avoir pris un coup de vieux et mon statut a changé. C'est plutôt sympa de vivre une nouvelle expérience avec un angle différent. J’ai avec Jo-Wilfried Tsonga qui est un grand champion mais il va participer à ses premiers Jeux. On sent qu'il a envie de prendre de l'expérience et pour moi, c'est super de pouvoir partager ce que j'ai vécu. »

Sous tension
« Il y a quatre ans à Pékin, je m’étais mis la pression. Je vais aussi me la mettre à Londres. Je n’ai pas envie d’être ridicule. Je veux faire une belle course et être à mon meilleur niveau. Cela fait quand même quatre ans qu’on prépare ces Jeux. Je serai tendu, c’est sûr, et ce sera dur d’être complètement libéré. Mais tout l’enjeu est justement d’être détendu tout en étant à mon meilleur niveau. Est-ce que j’en serai capable à Londres ? Réponse dans quelques jours. »

Martikan, son meilleur ennemi
« Le Slovaque Michal Martikan n’était pas là aux derniers Mondiaux. Il a une autre stratégie de préparation. On se retrouvera à Londres. C’est une belle histoire. Depuis 1996, on a tous les titres olympiques. Il a ceux de 1996 et 2008 et j’ai ceux de 2000 et 2004. On est à deux partout, balle au centre. Ce serait sympa qu’on se retrouve tous les deux sur le podium. Mais c’est très ouvert. »

Un parcours spectaculaire
« Je reviens d’un repérage et je peux dire que le bassin est très beau, dans la lignée des bassins olympiques, notamment celui de Pékin en 2008. Il y a des grands mouvements d’eau, un gros débit. Tout cela est fait pour que les images soient spectaculaires et belles. C’est très sympa. En revanche, on ne découvrira le tracé que le jour de la compétition. »

Une sécurité qui laisse à désirer
« J’ai senti l’ambiance un peu sécuritaire qui règne à Londres. Je vais me permettre de les critiquer un peu. Ils ont mis tout un dispositif de sécurité autour du site de canoë, avec un système d’accréditations et de barrages à passer. Mais au final, ce n’est pas super-efficace. On a réussi à faire entrer des personnes qui n’étaient pas accréditées. Ils veulent bien faire les choses mais ce n’est pas encore très bien rodé. »