Muffat : « Je connais la tactique pour gagner »

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Camille Muffat, membre de la Dream Team RMC Sport, était l’invitée de Before London mardi. A quelques jours des Jeux Olympiques, la nageuse française aborde la compétition sûre de sa force et dévoile ses cartes pour décrocher l’or.

Camille Muffat

Camille Muffat

Sa confiance actuelle
« Je suis assez tranquille, je ne me mets pas la pression. Je ne me repose pas pour autant, je continue à nager beaucoup car je sais que c’est ce qu’il me faut. Tout au long de la saison, j’ai pu nager vite grâce à la charge de travail à l’entrainement. J’ai l’impression que les Jeux sont encore loin et pourtant ils se rapprochent. Dès la semaine prochaine, je pars pour Dunkerque pour un stage terminal et à ce moment-là, je serai dedans. » 

Sa gestion de la pression
« Franchement, je ne la sens pas. Toute l’année, je pense avoir été assez régulière dans mes performances et ce n’est pas parce que les Jeux arrivent que je n’y pense plus. J’essaie justement de ne pas me mettre moi-même la pression car on ne me la met pas. Je ne vais pas y penser 10 fois plus que d’habitude même si bien sûr, je continue à y penser. Je commence simplement à avoir hâte d’y être, car ce n’est pas tout de s’entrainer, mais à un moment il faut aller au feu. » 

Sa tactique à Londres 
« Une fois en finale, je ne vais pas opter pour une tactique précise en fonction de ce que vont faire les autres. Je vais partir avec ma tactique en tête, sans regarder les autres. Je connais la tactique pour nager vite et ne pas me faire battre aux Jeux. Et je vais l’appliquer. J’ai expérimenté différentes tactiques cette année, mais c’était plus pour m’entrainer et ne pas sortir à chaque fois le même 400. Ma meilleure performance de l’année, à Dunkerque, était une course assez simple : il faut savoir partir, mais aussi revenir. Quand on veut sortir un gros temps, il n’y a pas de surprise, il ne faut pas partir lentement et après revenir fort quand on veut nager vraiment vite. En tout cas, je ne vais pas sortir quelque chose que je n’ai jamais fait. »

Le 400m à Londres 
« Pour le 400, tout se passe en une journée. Les séries vont servir à me positionner pour la finale. Le matin, je vais faire un 400 correct, assez rapide, en en gardant sous le pied mais quand même à une allure qui va pouvoir me servir pour l’après-midi. L’important est que je ne sois pas à 10 secondes de ce que je veux faire après. Je nagerai donc les séries sur de bonnes bases. »

La préparation avec l’équipe de France
« Nous sommes cinq de Nice à être qualifiés pour les Jeux. A l’année, c’est quand même une force de tous d’entrainer pour la même chose et cela nous aide à nous surpasser. Cela fait maintenant 6-7 ans que je suis en équipe de France. Il y a pu y avoir des années où l’ambiance était moins bonne mais là, à chaque fois que je me retrouve en équipe de France, cela se passe vraiment bien. Et il n’y a pas de raisons qu’il y ait de tensions particulières pour les JO. »