M.Fourcade : « Les JO de Londres, ça donne envie ! »

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Actuellement en préparation en Norvège, le triple champion du monde et vice-champion olympique (mass-start) de biathlon s’impatiente de suivre les JO de Londres devant sa télé. Avant de se rendre sur place pour y encourager les Français.

Martin Fourcade

Martin Fourcade

Martin, allez-vous suivre les JO de Londres ?

Je suis un grand amoureux du sport, c’est pour ça que je l’exerce comme métier. Depuis tout petit, je regarde les JO à la TV. J’ai encore plein d’images olympiques dans la tête. Le fait d’avoir été médaillé à Vancouver n’a fait que renforcer mon amour pour les JO. Je suivrai avec attention l’équipe de France olympique. J’irai même les voir à Londres les 5 et 6 août pour les encourager.

Quels sportifs français allez-vous suivre tout particulièrement ?

Venant de Font-Romeu (Languedoc-Roussillon), je connais très bien Camille Lacourt. On a grandi ensemble. J’aurai un regard tout particulier pour lui. Je serai là pour sa dernière course. J’apprécie de très nombreux champions français. Tony Estanguet est pour moi un modèle dans le sport français. J’ai également eu l’occasion de croiser Julien Absalon et je le soutiendrai. Je suis plus attiré par les champions issus de sports « olympiques ». Je trouve que dans certains sports, on a perdu l’esprit olympique. Les JO, c’est l’évènement de 4 ans dans la carrière d’un sportif. Je suis donc un fervent supporter des sports qui sont restés olympiques dans l’âme.

Ces JO de Londres vous donnent-ils envie d’être déjà à vos Jeux d’hiver, prévus à Sotchi en 2014 ?

Tout le monde s’agite autour des JO de Londres. Les champions et championnes sont à fond dans leur préparation. Ça nous donne déjà envie. On pense encore plus à nos JO dans deux ans à Sotchi. Moi, j’y pense depuis Vancouver. Ça sera les premiers Jeux d’hiver en Russie. On aura nous aussi un évènement fantastique. J’ai l’ambition d’y briller et j’y pense tous les jours à l’entraînement. 

Comment vos vacances se sont-elles passées ?

Les vacances se sont très bien passées. J’en avais besoin après cette saison plus que chargée émotionnellement et physiquement. On a repris l’entraînement le 1er mai. On est en ce moment en Norvège pour notre 4e stage de préparation. On va y reprendre des compétitions de préparation. Pendant 2 mois, on a eu un gros volume d’entrainement, avec du ski-roues, du vélo et de la course à pied. On fait un sport saisonnier. Il faut donc forcément s’acclimater au manque de neige. Moi, c’est quelque chose que j’aime. C’est primordial de diversifier les activités et changer les moyens d’entraînement pour être toujours motivé.

Avez-vous eu des difficultés pour vous remettre au travail après votre razzia hivernale ?

J’ai su me trouver des nouveaux objectifs et des nouveaux défis. J’ai l’envie de participer à la Coupe du monde de ski de fond, ça me tenait à cœur depuis pas mal de temps. On verra maintenant aux sélections. C’est ce genre de carotte qui permet de retourner à l’entraînement avec autant d’envie et autant de professionnalisme. Si je n’avais pas eu ce défi dans cette année de transition olympique, ça aurait été plus compliqué.

Propos recueillis par Alexandre Mispelon