Lemaitre : « Il y a encore de la marge »

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Vainqueur en 19’’91 du meeting de Crystal Palace (Angleterre), Christophe Lemaitre a annoncé la couleur à moins de deux semaines des JO. Pour autant, le Français estime pouvoir encore aller plus vite sur 200 mètres. Prometteur.

Christophe Lemaitre

Christophe Lemaitre

Christophe, comment analysez-vous ce chrono canon ?

A mon avis, je peux faire mieux parce qu’aujourd’hui, j’avais les jambes plus lourdes que d’habitude. Donc ça prouve qu’il y a encore de la marge. Mais sinon, faire ce temps avec de telles conditions météo (pluie et vent, ndlr), ce n’est pas trop mal…

Qu’est-ce qui vous a déplu sur cette course ?

En fait, je n’arrive à conserver ma vitesse dans le final. Du coup, sur les derniers mètres, j’ai eu un peu de mal. Ce qui m’a fait perdre un peu de vitesse. Il faut encore que je travaille ça et ça ira mieux.

Mais signer un tel chrono à moins de deux semaines des Jeux, c’est très fort quand même...

Oui, c’est vrai que c’est le scénario idéal parce que j’étais venu chercher un temps autour des 20 secondes, voire moins. Là avec 19’’91, c’est très bien.

Ambitionnez-vous une médaille d’or aux JO ?

Pour la médaille d’or, je crois que ça va être un peu dur. Viser une médaille, ce sera bien suffisant pour moi… Surtout que pour l’or, il faudra courir bien plus vite que je ne l’ai fait aujourd’hui. C’est sûr que j’ai des chances mais moi, je n’y crois pas trop. Vraiment, je ne me vois pas battre Bolt en 19’’80.

Alors, quel est l’objectif ?

Bolt et Blake vont se battre pour l’or, c’est sûr. Après pour la médaille de bronze, cela peut être ouvert.

La météo qui devrait être mauvaise pendant les Jeux pourrait également servir votre cause. Qu’en pensez-vous ?

Moi j’ai l’habitude de m’entraîner dans ce genre de conditions assez difficiles (vent et pluie). Donc cela peut être un avantage. En plus, on voit que les Jamaïcains, quand ils courent chez eux, ils sont très fort, mais quand ils sont en Europe, ce n’est pas la même chose. Donc on verra bien…

Un peu plus tôt dans la journée, vous avez annoncé votre volonté de vous aligner uniquement sur 200 m. Cette performance doit vous conforter dans votre choix, non ?

Dans ma tête, c’était clair que mes ambitions passaient d’abord par mes préférences. C’est-à-dire forcément le 200 m. Mais encore fallait qu’il je me le prouve et que je montre que le 200 m est vraiment ma distance.

A moins de deux semaines des JO, sentez-vous monter la pression ?

(Il souffle). Honnêtement non, je n’en suis pas encore là... Pour l’instant, j’en suis encore à m’entraîner tranquillement. Et, ça suffit bien comme ça.

Qu’allez-vous faire avant votre départ pour Londres ?

Je vais me préparer. Il y a encore des choses à peaufiner comme la sortie de virage, par exemple. Pour moi, ces deux semaines vont être importantes. 

Propos recueillis par Florian Fieschi à Londres