Grosjean : « Un bon circuit pour prendre 5 places »

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Membre de la Dream Team RMC Sport, Romain Grosjean ne dédramatise pas après sa pénalité de 5 places qui lui sera infligée le week-end prochain sur la grille du GP d’Allemagne. Le pilote Lotus espère même pouvoir occuper les avant-postes.

Romain Grosjean

Romain Grosjean

Romain, êtes-vous surpris par ces 5 places de pénalité sur la grille du Grand-Prix d’Allemagne ?

On se doutait que j’allais écoper de places de pénalité. Puis, quand on a démonté la voiture à l’usine lundi, ça a été clair tout de suite. Mon ingénieur m’a envoyé la nouvelle, il m’a dit « désolé ». Maintenant, il a essayé de faire passer un peu la pilule en me disant qu’on aura quelques évolutions qui devraient être intéressantes. En fin de semaine, il m’a envoyé un petit message en m’expliquant que les possibilités de dépassement à Hockenheim sont presque aussi élevées qu’à Bahreïn…

Malgré ces 5 places de pénalité, êtes-vous confiant pour Hockenheim ?

La qualification va être importante ! Mais c’est un circuit que j’aime bien, avec une voiture qui devrait plutôt bien marcher. Ce changement de boite de vitesses tombe mal, mais je le savais. Ces derniers jours, on a fait plusieurs simulations, dont une sur la possibilité de dépassement. Et on se rapproche de Bahreïn en termes de facilité. C’est donc un « bon circuit » pour prendre 5 places de pénalité. S’il avait fallu les rattraper en Hongrie (29 juillet, ndlr), ça aurait été plus compliqué. Là, les chances de dépassement sont assez élevées, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour nous.

Quelles sont vos relations avec votre ingénieur pendant les courses ?

En général, on a eu des gros problèmes de radio cette saison donc je ne comprenais rien. Mais à Silverstone, ça a marché et ça a été assez agréable puisque mon ingénieur m’a pas mal parlé pendant la course en m’encourageant et en me disant de continuer. C’est vrai que quand on rentre rapidement au stand, on ne sait pas où on est ni ce qu’on va pouvoir faire. Avoir ces petits messages de soutien et d’encouragement de la part de son ingénieur, c’est plutôt plaisant.

On sent vraiment que votre première victoire en F1 n’est plus très loin…

La victoire n’est pas loin, c’est certain. C’est pour ça qu’on en parle beaucoup. Maintenant, je ne pense pas qu’il faille se focaliser là-dessus. C’est en voulant absolument gagner la course qu’on n’y arrivera pas. Nous devons donc continuer à construire nos Grands Prix comme on sait le faire, en se concentrant sur chaque petit détail. Faire du mieux que l’on peut, session après session et si on arrive à faire ça, je pense que la victoire sera au bout. Il faut vraiment faire attention à ne pas se dire « la victoire à tout prix »  car sinon, on n’y arrivera pas.

Lotus est 3e au classement des constructeurs. Pensez-vous pouvoir tenir ce rang jusqu’à la fin de la saison ?

On est en avance sur notre objectif puisqu’on voulait faire 4e du championnat du monde des constructeurs. Maintenant, on se bat pour la 3e place. On a encore 11 Grands Prix, il reste donc du chemin à faire. Mais la voiture fonctionne bien, on va avoir des évolutions qui vont arriver et les équipes travaillent très dur. Je pense qu’on va avoir une belle bagarre pour la bataille de ce classement des constructeurs.

Après le Grand Prix d’Hongrie dans deux semaines, vous n’aurez plus de Grand Prix pendant un mois…

On est libre le mois d’août, donc c’est vrai que ça fait une belle pause qui va être nécessaire pour tout le monde. On a eu un gros rythme en début d’année puis on va enchaîner avec septembre, octobre et novembre qui seront aussi chargés. Il va donc falloir prendre quelques vacances pour un peu se reposer, se changer les idées puis l’envie de revenir et faire encore mieux sur les dix derniers Grands Prix.

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