Une défaite pleine de promesses

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Bien que battus pour la deuxième fois en cinq jours par l’Espagne (70-75), les Bleus, poussés par un Bercy en fusion et aidés par les retours de Diaw et Batum, ont affiché une détermination encourageante à deux semaines des Jeux.


Il y avait comme un parfum de JO ce dimanche à Bercy. Si la bouillante enceinte parisienne a assisté à la défaite de l’équipe de France face à l’Espagne (70-75), elle a vu des Bleus bien plus convaincants qu’il y a cinq jours, lorsqu’ils avaient chuté de 16 points à Madrid (81-65).
A deux semaines de leur entrée en lice aux Jeux face aux Américains (29 juillet), les joueurs de Vincent Collet, boostés par un public chaud comme la braise, ont démontré qu’ils étaient sur la bonne voie, en dépit d’un cinquième revers consécutif face aux champions d’Europe. Les Bleus menaient même à la mi-temps (39-37), avant de sombrer lors d’un troisième quart-temps fatal, perdu 15-5. « Je suis fier de mes joueurs car ils ont dominé dans la dureté défensive, commente le sélectionneur tricolore. On a en revanche été dominés dans la combativité offensive. Il faut être patient. »
Avant deux ultimes matches de préparation face au Brésil puis l’Australie, l’optimisme peut être de rigueur. Boris Diaw, auteur de 8 points, a signé son grand retour après avoir reçu l’accord de San Antonio au sujet de son assurance.

Gelabale-Rudy Fernandez, ça chauffe !

Nicolas Batum, lui, n’est toujours pas assuré avec sa nouvelle franchise, Minnesota ou Portland. Mais le Français a pris un énorme risque en s’offrant cinq minutes en début de match, le temps d’inscrire 4 points. « C'est 45 minutes avant le match que j'ai décidé de jouer, raconte l’ailier qui pouvait laisser filer un contrat en or massif en cas de blessure. C’était un très gros risque mais l'envie était trop forte. Quand j'ai dit ça à Patrick Beesley (le directeur sportif, ndlr), il m'a dit non. Mais je ne pouvais pas rester sur le banc en voyant Bercy plein comme ça. »
C’est que ce France-Espagne électrique et extrêmement tendu n’avait pas grand-chose d’amical, comme en témoigne l’accrochage entre Mickaël Gelabale et Rudy Fernandez, qui a entraîné l’expulsion des deux hommes.
De l’intensité, du suspense, et une sélection française qui ne cesse de progresser, il y a finalement des défaites qui donneraient presque le sourire : « C'est dommage de terminer sur un revers mais on monte en puissance », note Florent Piétrus. Ronny Turiaf, lui,  est encore scotché par l’ambiance de Bercy : « Il y avait une osmose incroyable avec le public, jubile le pivot international. Il faut jouer plus souvent ici ! » En attendant, il faudra jouer et gagner à Londres.

 

Aurélien Brossier avec FG