Diaw : « Les JO ? La compétition ultime »

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S’il estime que l’équipe de France n’est pas encore prête pour l’événement, le capitaine des Bleus a hâte de participer à ses premiers JO. Avec l’ambition affichée de monter sur le podium.

Boris Diaw

Boris Diaw

Boris, le sourire est-il revenu depuis la défaite surprise face à la Belgique ?

Après une défaite, on a rarement le sourire. Face à la Belgique, au-delà de la défaite (57-63), on avait mal joué. Contre l’Espagne, même si on a perdu le match (70-75), au niveau du basket c’était très intéressant, donc on était plus content qu’après le match face à la Belgique.

Avec ce match face à l’Espagne à Bercy, avez-vous l’impression d’être entré pleinement dans les JO ?

Non, pas encore. L’ambiance était superbe, l’intensité était là aussi, mais on a bien senti qu’en termes de préparation on n’était pas encore au niveau d’une équipe olympique. On a eu un peu de retard dans la préparation car les joueurs sont arrivés au compte-gouttes. On n’était pas en mode JO mais encore en préparation. Les JO, c’est loin et c’est proche à la fois. C’est proche parce que les choses vont aller très vite (premier match dès le 29 juillet, ndlr) mais c’est loin car on n’est pas encore fin prêts. Il y a encore pas mal de choses à faire.

Quelle image avez-vous des Jeux Olympiques ?

On a reçu des avis et des expériences de personnes qui sont déjà allées aux Jeux. On nous a dit que c’était fantastique, avec le village olympique et tout ce qui se passe autour. Personnellement, je ne sais pas vraiment à quoi m’attendre mais je pense vraiment me concentrer sur la compétition et pas sur tout ce qu’il y a autour.

« En dehors du basket, je suis assez chauvin »

Que représentent les JO pour vous ?

C’est vraiment la consécration pour un joueur de basket parce que c’est la compétition la plus prisée et qu’elle se déroule tous les quatre ans, avec les meilleures équipes. En basket, c’est la compétition ultime.

Quel est votre meilleur souvenir en tant que spectateur ?

C’est bien sûr la Dream Team (l’équipe des Etats-Unis qui avait remporté la médaille d’or, ndlr) en 1992. C’est inégalable. Et puis l’autre bon souvenir, c’est à Sidney (2000) quand la France avait pris la médaille d’argent. En dehors du basket, je suis assez chauvin lorsqu’il s’agit des JO donc je vais suivre ce que font tous les Français et le nombre de médailles qu’on va ramener. Mais l’époque qui m’a bien marqué, c’est celle de Marie-José Pérec.

Quel sera l’objectif des Bleus à Londres ?

Ce sera de représenter la France du mieux possible et de figurer parmi les athlètes qui ramènent une médaille à la France.

Propos recueillis par F.Gi et NP