Hollande : les encouragements, c’est maintenant

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Le président de la République était à l’Insep ce lundi matin pour soutenir la délégation française en partance pour les JO de Londres. Il en a profité pour tacler le foot business.


A moins d’avoir un esprit un peu pervers, vous n’avez sans doute jamais imaginé François Hollande en kimono. « Si je le portais, vous me retrouveriez facilement », plaisante le président de la République après que Teddy Riner lui a remis un kimono sur lequel figurent les 14 signatures des judokas en partance pour les JO de Londres.

Ce lundi matin le chef de l’Etat était en visite dans le bois de Vincennes (12e arrondissement de Paris). Son objectif : envoyer un message de soutien à l’ensemble des sportifs français engagés lors des Jeux qui débutent le 27 juillet prochain. Cent trente athlètes, soit le tiers du contingent tricolore, sont issus de ce fameux Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (Insep). A moins de 15 jours de la cérémonie d’ouverture, François Hollande n’a pas souhaité leur mettre trop de pression : « Je ne souhaite pas que la visite du président de la République soit perçue comme un appel pour ramener des médailles », a-t-il indiqué dans son discours.
Mais, malin, il a tout de même trouvé lancé une petite phrase d’encouragement fort « sympathique », histoire de rappeler que l’image de la France, quelque peu égratignée par les footballeurs, sera à nouveau attendue au tournant à Londres : « Trois milliards de téléspectateurs vont vous observer, vous admirer. Ça fait rêver. De vos performances vont dépendre un engouement. » Pas dupe, le président sait qu’une excellente campagne des Bleus outre-Manche ne peut-être que favorable à son image. Et à celle du pays.

« Des équipes gagnent sans avoir des rémunérations très importantes »

En attendant les possibles triomphes de nos athlètes, François Hollande qui a prévu de se rendre à Londres le 30 juillet, a donc passé son début de semaine avec une bonne partie du camp tricolore. Accompagné par la ministre des Sports, Valérie  Fourneyron, il s’est essayé au tir à l’arc mais n’a donc pas osé enfiler son nouveau kimono : « Je vais le mettre dans mon bureau », sourit-il. Teddy Riner, lui, a apprécié la visite du chef de l’Etat : « On a échangé un peu, raconte le quintuple champion du monde de judo. Ça fait plaisir, surtout pour l’équipe. On a eu ses encouragements. Il faut porter haut les couleurs de la France aux JO. »
A des années-lumière de l’esprit de Pierre de Coubertin, le chef de l’Etat n’a pu échapper aux questions sur la folie dépensière qui embrase actuellement le PSG. En pleine crise, ces salaires sont-ils exorbitants ? Réponse du président : « J’ai fait en sorte qu’il y ait des règles fiscales. Ainsi, lorsqu’il y a des rémunérations élevées dans un club, on peut encourir à la progressivité de l’impôt. Partout. » Et de rappeler, malicieux : « Il y a des équipes qui arrivent à gagner sans avoir nécessairement des rémunérations très importantes, bien qu’elles le soient par rapport à d’autres sports. Je rappelle que c’est Montpellier qui a remporté le championnat de France de football. »

 

Aurélien Brossier