Lloris : « On a remis les compteurs à zéro »

3 opinions
- +

A la veille de débuter sa campagne de qualification à la Coupe du monde 2014, face à la Finlande, Hugo Lloris, capitaine de l’équipe de France, évoque les échéances à venir pour les Bleus version Didier Deschamps.

Hugo Lloris

Hugo Lloris

Sur quoi avez-vous travaillé particulièrement ces derniers jours ?

Pas mal de travail tactique, rechercher des automatismes, défensivement ou offensivement. Sachant qu’il n’y a pas que le travail sur le terrain : se retrouver en dehors des entraînements, vivre des moments entre nous, tout en ayant en tête ces deux matchs, c’est important pour la suite.

Vous n’êtes pas sûr d’être titulaire à Tottenham. Est-ce compliqué d’aborder une semaine internationale dans de telles conditions ?

Ce n’est ni le lieu, ni le moment d’en débattre. Une chose est sûre, je suis concentré sur l’objectif de l’équipe, avec beaucoup d’envie pour démarrer cette phase qualificative de la meilleure des manières.

Vous avez évoqué la recherche d’automatismes… En si peu de temps, avez-vous déjà senti des progrès à ce niveau ?

La recherche, c’est surtout de monter en puissance à travers les matchs… Mais il y a aussi une obligation de résultats. Demain, ce sera un exercice pour répéter tout ça, mais il faudra sortir avec les trois points. On sait qu’il y a beaucoup d’impatience derrière nous. A nous de rester concentrés. On sait qu’on a beaucoup de talent, mais ça ne suffit pas. Il faut travailler, rechercher la performance, se surpasser individuellement et collectivement. 

Avez-vous profité des moments entre vous pour débriefer l’Euro ?

L’Euro est derrière nous. Chacun fait son autocritique, une analyse sur ses performances. Maintenant, c’est une autre configuration, un nouveau sélectionneur. On a remis les compteurs à zéro et tout le monde a envie de s’épanouir avec ce maillot, de bien le porter. Et la meilleure façon, c’est de le prouver sur le terrain en ayant des résultats.

Est-ce que le souvenir du match inaugural de qualification pour l’Euro (défaite contre la Biélorussie) est encore dans les têtes, et y a-t-il des leçons à en tirer ?

Ca sert d’expérience, mais je ne suis pas sûr que beaucoup de joueurs étaient présents il y a deux ans. Tout le monde a conscience de l’importance du match de demain. Ce n’est jamais évident de jouer à l’extérieur. Il n’y a plus de petites équipes. Ce sera à nous d’entreprendre, d’avoir le maximum de maîtrise pour éviter le piège.

L’équipe de France n’a pas marqué depuis trois matchs. Giroud et Benzema n’ont pas marqué depuis la reprise. L’animation offensive est-elle un sujet de préoccupation pour l’équipe ?

Il y a des périodes où on marque beaucoup, d’autres où on marque beaucoup moins. C’est surtout un travail d’ensemble, et tous les joueurs ont confiance en notre force collective et offensive. Demain, c’est un match officiel, il sera important de débloquer les compteurs.

La présence de l’Espagne dans votre groupe rend-elle impérative la victoire dans les autres rencontres ?

On ne joue pas par rapport à l’Espagne, même s’il faut en tenir compte. On se concentre sur nous,  sur notre jeu. Comme je l’ai dit tout à l’heure, l’objectif est de monter en puissance en prenant le maximum de points. Après, il faudra bien négocier les confrontations directes face à l’Espagne, mais aujourd’hui, on pense à la Finlande, et après-demain on pensera à la Biélorussie...

La Finlande est 96e au rand Fifa. La France 15e. Vous pensez qu’il y aura match malgré tout ?

Les choses ne sont jamais établies. Avant un match, il y a toujours une part d’inconnu. Ce sera un match important pour les deux équipes. La Finlande sera à domicile. Il faudra éviter le piège, avoir le maximum de maîtrise.

Une Coupe du monde au Brésil, cela vous fait rêver ?

Bien sûr (rires). Mais avant de penser à ça, il faut penser à remplir l’objectif qui est de se qualifier. Nous avons tous conscience qu’une Coupe du monde au Brésil, c’est à ne pas rater.

Propos recueillis par JS et JRE