Top 14 : Clermont, la 50e rugissante

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Grâce à une pénalité à la sirène de Brock James, Clermont domine Toulon (24-21) dans le choc de la 11e journée de Top 14. Cette 50e victoire d’affilée à domicile (toutes compétitions confondues) lui permet de revenir à deux points du RCT.

Brock James

Brock James

Brock James est rugbyman. Pas basketteur. Mais peut-être que le demi d’ouverture clermontois apprécie la NBA. Et si ce n’est pas le cas, dans un futur proche, ce dernier devrait peut-être s’y essayer. Car, samedi, sur la pelouse du stade Marcel-Michelin, l’international australien se l’est joué façon NBA. La sirène. Une ultime pénalité. Un score de parité (21-21). Et un succès à aller chercher à la botte : James n’a pas tremblé au moment de libérer définitivement les siens de l’étau toulonnais. Vainqueur sur le fil et réduit à quatorze en toute fin de partie après le carton jaune reçu par Rougerie (72e), Clermont domine d’une courte tête (24-21) Toulon, rival qui l’avait bouté, au printemps dernier, hors des demi-finales du championnat. L’ASM a donc mis un point d’honneur à remporter ce match.

Aussi bien par petit esprit de revanche que par volonté d’envoyer un message. Si le RCT est impressionnant depuis le début de la saison (9 victoires en 10 journées), Clermont l’est encore plus à domicile, où depuis le 21 novembre 2009 – soit presque trois ans – il enchaine les succès toutes compétitions confondues. Quarante-neuf avant la venue de Toulon. Cinquante désormais, au terme d’une affiche ayant livrée toutes ses promesses. Doublon oblige, il manquait du beau monde dans les deux camps (Domingo, Kayser, Debaty, Chouly, Parra, Fofana pour Clermont ; Michalak, Suta, Mermoz, Fernandez-Lobbe et Jenkins pour Toulon).

Une ultime pénalité litigieuse

Mais ça n’a pas été suffisant pour tronquer ce choc entre deux des places fortes du Top 14. Ni pour accoucher d’un match dénué de la moindre saveur. Sensations, il y eut à Marcel-Michelin ce samedi car, malgré les deux essais de Nalaga (18e) et de King (56e), Clermont n’a jamais mis Toulon à terre. La faute d’abord à une baisse de rythme dans le deuxième acte, alors que l’ASM avait régné en maitre sur le premier. Ensuite parce qu’avec Jonny Wilkinsondans ses rangs, le RCT, assez maladroit en phase offensive, a à chaque fois sanctionné au prix fort l’indiscipline auvergnate. L’ouvreur anglais s’est chargé d’inscrire les 21 points de son équipe.« On était bien en première mi-temps avec un jeu bien en place, un peu moins en seconde où l’on a donné trop de pénalités et où l’on a concédé ce carton jaune. Et ça ne pardonne pas face à Wilkinson », lâchait Brock James à l'issue du match.

Wilkinson avait même fait mieux, quelque part, en égalisant d’un drop à une poignée de secondes de la fin (79e), démontrant une fois de plus la puissance de la mécanique toulonnaise, qui a néanmoins déploré la sortie sur blessure de Vincent Martin, retenu chez les Bleus pour la tournée d’automne et victime en première période d’une fracture de la pommette. Mais une pénalité sifflée dans le temps additionnel pour une faute discutable de Matt Giteau allait tout changer. De quoi profondément énerver le camp rouge et noir, Mourad Boudjellal en particulier. Et permettre à Brock Jamesde briller au buzzer…« Comment voulez-vous tout simplement que Clermont perde à domicile ? C’est tout ce que j’ai envie de dire, s'étranglait l'ailier-arrière Benjamin Lapeyre. On met tous les ingrédients qu’il faut. A la dernière minute, je ne sais pas si la faute de sortir le ballon était vraiment volontaire. J’estime que c’est un peu gros. Il y a eu un super public qui facilite l’arbitre. Je pense que l’on méritait le match nul et pas de perdre, pas comme ça, sur une pénalité un peu litigieuse, ça fout un goût amer dans la bouche.»

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