Bouchet fait volte-face

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Invité de l’Intégrale Foot sur RMC, Christophe Bouchet a expliqué les raisons qui l’ont poussé à se retirer mardi de la course à la présidence de la Fédération française de football. Son incapacité à rallier Fernand Duchaussoy à sa liste a...

Christophe Bouchet

Christophe Bouchet

Très désireux d’apporter sa pierre à l’édifice, selon lui brinquebalant, du football français, Christophe Bouchet avait affirmé briguer la présidence de la FFF, dont les élections se tiendront le 15 décembre. Censé déposé sa liste le 15 novembre, il a finalement renoncé, n’ayant pas pu réunir les soutiens nécessaire pour proposer une liste compétitive. « Je n’ai pas senti les conditions nécessaires pour réunir une liste qui pouvait gagner, a-t-il affirmé. Je ne voulais pas y aller pour faire de la figuration. Les gens qui devaient venir avec moi, notamment ceux du monde amateurs, ont tergiversé. On n’engage pas la bataille quand on n’a pas les forces ».

L’ancien président de l’OM rêvait notamment d’intégrer à son projet Fernand Duchaussoy, patron de la « 3F » entre juillet 2010 et juin 2011. « Le timing n’était pas bon, regrette-t-il. Fernand était une locomotive importante du monde amateurs. A partir du moment où il n’était plus très enthousiaste, ça devenait extrêmement compliqué. C’était plus facile du côté professionnel mais, au final, l’addition n’était pas bonne. »

Bouchet : « Des initiatives dans les mois à venir »

Avec ce retrait, Christophe Bouchet laisse un boulevard à son principal concurrent, le président sortant Noël Le Graët. S’il souhaite « bonne chance » à son adversaire, le désormais ex-candidat regrette de ne pas pouvoir agir à sa mesure pour redresser un football français qui, pour lui, « ne va pas bien ». « Aujourd’hui, le monde professionnel vit à côté et non pas avec le monde amateurs, développe-t-il. Ça change tout. Tout irait mieux si ces deux mondes communiquaient. Il faut tout faire pour revasculariser. La FFF, dans mon projet, ne devait plus être au-dessus, mais être une plateforme d’échange dans laquelle chacun pourrait puiser et se développer ».

Ce ne sera pas pour cette fois. Mais l’ancien journaliste n’exclut pas de se présenter dans quatre ans, et assure qu’il ne sera pas en reste d’ici là : « Pour moi, il manque de l’enthousiasme, du débat, et un vrai projet collectif autour du football français. Je prendrai quelques initiatives dans les mois à venir pour dynamiser un petit peu. Si on ne peut pas le faire à travers la FFF, j’espère prendre quelques mesures le plus intelligentes possibles pour pouvoir entamer ces débats… »

Alexis Toledano avec Jean Rességuié