Montpellier s’offrirait bien une Coupe

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Rassuré par son succès (1-0) face à Bordeaux dimanche en championnat, Montpellier reçoit Nice (17h) en quart de finale de la Coupe de la Ligue. Avec l’ambition de jouer à fond une compétition devenue son plus court chemin vers l’Europe.


Deux cent soixante-dix minutes. C’est le temps, si tout va bien, qui sépare Montpellier de l’Europe, par sa voie la plus simple. Un peu plus long que l’épreuve de philo au bac, mais souvent beaucoup moins qu’un déjeuner dominical chez les beaux-parents. L’Europe, les Héraultais en ont gouté les plus beaux fruits avec la Ligue des champions en ce début de saison. Mais l’aventure continentale se conjugue désormais au passé. Face à Nice en quarts de finale de la Coupe de la Ligue, les champions de France attaquent le premier des trois cols qui leur permettra de retrouver l’ivresse des sommets. Et pas question de la jouer petit braquet.

« On a deux Coupes pour faire des coups, lance le coach René Girard. On y a goûté il y a deux ans (défaite contre Marseille 1-0 en finale de la Coupe de la Ligue, ndlr) et on s’est aperçu que c’était quelque chose d’agréable. On va y mettre tout le sérieux possible, beaucoup d’importance. » Laurent Pionnier, titulaire dans les buts en l’absence d’un Geoffrey Jourdren pas encore à 100%, abonde : « On a toujours eu une histoire particulière avec les coupes. C’est un objectif à atteindre. On ne fera l’impasse sur rien, qui plus est cette année. »      

Sans Belhanda, avec Herrera

Le 27 octobre dernier, Montpellier avait abattu l’obstacle niçois sans trembler (3-1) lors de la 10e journée de Ligue 1. Depuis, les Aiglons n’ont plus perdu en enquillant quatre victoires et un nul. Pour casser la dynamique d’une équipe « de guerriers » dixit Girard, ce dernier a prévu de régénérer ses troupes. « Il y aura un peu de fraicheur », a-t-il ainsi annoncé. Premier concerné, Younès Belhanda, maitre à jouer en perte d’inspiration, sera laissé au repos. « Younès va récupérer un peu, glisse Girard. On a discuté, il va bien. Si je l’aligne, il sera présent, mais c’est bien qu’il souffle un peu. »

Sur le front de l’attaque, Emmanuel Herrera, successeur désigné d’Olivier Giroud et peu en vue depuis le début de saison, aura sa chance. « C’est l’occasion de le revoir. Il a retrouvé un équilibre familial, il est plus rayonnant, observe le coach héraultais. J’espère que ça va se traduire sur le terrain. »  A l’image de son attaquant argentin, Montpellier va beaucoup mieux. « Ça se voit sur le terrain », jure Rémy Cabella, buteur dimanche face à Bordeaux. Et se prend désormais à rêver d’un nouveau trophée.  

Sylvain Reignault