Peterhansel : « Une course super ouverte »

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Tenant du titre chez les autos, Stéphane Peterhansel (Mini) visera un 11e sacre sur le Dakar à partir de ce samedi. Le Français aborde l’épreuve avec relâchement, mais se méfie quand même de ses nombreux concurrents.

Stéphane Peterhansel

Stéphane Peterhansel

Stéphane, comment vous sentez-vous à moins de 24 heures du départ ?

Il n’y a pas trop de pression. Déjà parce que c’est mon 24e Dakar, donc on a un peu l’habitude de tout ça. Mais aussi parce que la victoire l’année dernière, la 10e pour moi (4 en auto, 6 en moto, ndlr) était très importante. A partir de maintenant, ça va être du « super bonus » si je gagne encore une fois. Bien sûr, je suis motivé, je vais essayer de faire le mieux possible, mais il n’y a pas la même pression que l’année dernière et on va surtout essayer de prendre beaucoup de plaisir, de rouler et essayer de faire gagner l’équipe. Mais pas de pression.

Mais il n’y a pas cette impatience d’y être ?

Si, je suis excité d’y être quand même. On fait des essais tout au long de l’année, on s’entraine, on fait des courses et quand on est à 24 heures du départ, forcément, il y a un peu d’excitation. Je suis content d’être là. Tout se présente bien pour l’instant, l’équipe a fait un bon boulot, sans aucun stress. Le timing était bon, on a fait du sport. Ça va vraiment bien.

Quels seront vos principaux rivaux pour cette 5e édition en Amérique du Sud ?

Il y a les quatre derniers vainqueurs. Nasser Al-Attiyah, Carlos Sainz, Giniel de Villiers et moi dans quatre équipes différentes. Sans oublier Robby Gordon, qui sera un rival de très bon niveau. Ça sera une course super ouverte. Et au sein du team Mini, il a Nani Roma qui a super bien roulé l’année dernière. Il y a aussi Krzysztof Holowczyc qui est rapide aussi. Je pense que ça fait quelques années qu’on n’a pas eu une course aussi ouverte avant le départ.

Quelles seront les étapes clés cette année ?

Les deux premières étapes de sable au Pérou vont être à mon avis assez compliquées. Autour de Fiambala (Argentine), on sait que ça va être compliqué, dur en navigation et en franchissement. J’aurais tendance à dire que toutes les étapes de sable seront des étapes à rebondissement. Mais on sait aussi par expérience que parfois, les étapes les plus simples, c’est là où il se passe des choses. Ce Dakar va peut-être être le plus dur depuis qu’on est en Amérique du Sud.

Propos recueillis par Antoine Arlot à Lima (Pérou)