Dakar : Peterhansel à rude épreuve, Despres en roue libre ?

3 opinions
- +

Le Dakar 2013 débute ce samedi, au départ de Lima. Stéphane Peterhansel devra batailler ferme pour conserver son titre dans une catégorie autos plus relevée que jamais. En l’absence de Marc Coma, Cyril Despres semble lui sur un boulevard pour...

Cyril Despres, sacré en 2012

Cyril Despres, sacré en 2012

24 participations, 10 victoires. Ça vous pose le bonhomme. Tenant du titre dans la catégorie autos, Stéphane Peterhansel s’élancera samedi avec un logique statut de favori accroché à sa carlingue. Mais de son propre aveu, et c’est peu de dire qu’il s’y connaît, l’édition 2013 s’annonce particulièrement indécise.  « Il y a un très beau plateau cette année, analyse-t-il. Avec notamment les quatre vainqueurs des quatre dernières éditions, Giniel de Villiers (Toyota), Carlos Sainz (Buggy), Nasser Al-Attiyah (Buggy) et moi-même (Mini). Sans oublier Robby Gordon (Hummer), qui risque d’être un rival de très haut niveau, ou encore Roma (Mini). Je pense que cela fait quelques années que l’on n’a pas vu une course aussi ouverte avant le départ ».

D’autant que le pilote de 47 ans semble rassasié depuis son dernier succès. « Cette année, je ne me mets pas trop de pression. La dernière victoire, la 10e, était très importante pour moi.  Maintenant, c’est vraiment du super bonus si je gagne encore une fois. Bien sûr je suis motivé et je vais faire de mon mieux, mais ce n’est pas du tout la même pression », avoue-t-il. Une bonne nouvelle pour ses rivaux, qui l’ont déjà vu à quatre reprises rafler la mise sur quatre roues (2004, 2005, 2007, 2012). Méfions-nous toutefois du décuple champion qui dort…

Despres seul au monde ?

Côté moto, n’en déplaise à Cyril Depres (KTM), la problématique est nettement différente. En l’absence de Marc Coma, triple lauréat et dauphin de la dernière édition, le Français est propulsé au rang d’archi-favori à sa propre succession. Mais n’allez surtout pas lui parler de course déjà gagnée… « Cette année ça va être facile, ironise-t-il. Ils ont asphalté les 8500 km, ils ont enlevé la navigation, mis des flèches à chaque intersection, et en plus, je serai tout seul au lieu des 200 pilotes prévus. Bien sûr que non je ne pense pas que ce sera un Dakar facile, sinon ils m’auraient déjà donné le trophée et ça aurait été plus simple. Mais malheureusement, le trophée, ce sera à Santiago (au Chili, le 19 janvier, ndlr) ».

S’il ne doute pas de sa force, le tenant du titre ne sous-estime aucun de ses adversaires. Et se méfie particulièrement de l’un d’entre eux… « Je sais ce que c’est de gagner un Dakar. Je sais ce qu’il faut faire, ça fait six mois que je me prépare pour, physiquement. Le team a fait un super boulot, on est prêts, mais je ne suis vraiment pas tout seul. Il y a Honda qui revient avec de grosses ambitions (après 20 ans d’absence, ndlr), il y a des jeunes de chez Husqvarna qui sont là avec les dents longues, et puis mon adversaire numéro 1 : le désert ! Je n’ai jamais connu un Dakar facile en 12 éditions, et la 13e s’annonce pareille, il ne faut pas se leurrer ». Les paris sont donc ouverts.

Alexis Toledano avec Antoine Arlot, à Lima (Pérou)