Valence – PSG : Paris prend une option

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Impérial sur la pelouse de Valence (2-1), en huitième de finale de la Ligue des Champions, le PSG a pris une bonne option sur la qualification après le match aller. Proches du 3-0, les Parisiens pourront toutefois regretter le but encaissé en fin de...

Javier Pastore

Javier Pastore

Le match parfait était proche. A deux minutes près, exactement. Mais le but subi en toute fin de rencontre, cumulé au carton rouge (sévère) à l’encontre de Zlatan Ibrahimovic pour une semelle (91e), donnera sans doute quelques regrets aux Parisiens, qui ont pourtant eu à trois reprises la balle de 3-0 au bout du pied. Souverain dans l’Hexagone (10 victoires sur les 11 derniers matches), Paris passait, sur la pelouse de Valence, un vrai test. Avec un statut de grosse cylindrée non pas à défendre, mais à acquérir. Et l’objectif avoué de prendre une option, ou du moins de préserver toutes ses chances en vue du match retour. Au final, le bilan, bien que terni par la fin de rencontre, est extrêmement positif. Et ne doit pas faire oublier qu’à Mestalla, face à des Valencians pourtant invaincus à domicile en Ligue des Champions depuis 2010, le PSG a frappé un grand coup.

Rigoureux, appliqués, géniaux parfois, à l’image d’un Lucas sur un nuage, les hommes d’Ancelotti ont proposé  un casse-tête longtemps indémêlable pour des Espagnols rendus parfaitement inoffensifs par la maîtrise parisienne. A Valence la possession du ballon, à Paris les occasions. Chaque récupération, chaque incursion dans le camp adverse se traduit par une situation chaude en faveur des visiteurs. Et si aucun club français n’a battu cette équipe lors des 17 dernières confrontations, Lavezzi n’était visiblement pas au courant. Dès la 10e, il s’appuie sur Pastore, crochète et vient crucifier Guaita, à côté de ses gants ce mardi, signant là son quatrième but dans la compétition.

Inarrêtable Lucas

Par la suite, ce PSG bien regroupé exploite à la perfection les situations de contre. Les très nombreuses montées côté droit de Lucas sont autant de bouffées d’oxygène pour les siens. Sa vitesse et sa vista mettent au supplice la défense des Noir et Blanc. C’est d’ailleurs sur un énième débordement du feu follet que Pastore inscrit le but du break (42e), d’un plat du pied qui surprend un Guaita encore une fois peu inspiré. Le cercle est extraordinairement vertueux. Mené de deux buts, Valence n’a plus le choix, et s’expose en deuxième période. Très à l’aise dans sa position de contreur, Paris rate le coche, ou plutôt le K.O., malgré d’énormes occasions.

Lavezzi se troue au moment de reprendre, à bout portant, une frappe de Zlatan repoussée par le gardien (61e). L’Argentin se manque à nouveau deux minutes plus tard, sur une pichenette peu inspirée. Dommage, car son impressionnante débauche d’énergie aurait mérité d’être couronnée par un doublé. Chantôme, entré à la place de Lucas (53e), est lui aussi tout proche de tripler la mise, mais son but, après une grosse occasion d’Ibrahimovic, est logiquement refusé pour hors-jeu (85e). Sans grande conséquence, pense-t-on. Mais le but de Rami, oublié sur un coup franc de Tino Costa (89e), précédant l’expulsion du Suédois, laisseront, malgré cet excellent résultat, quelques légers regrets. Qu’on ne s’y trompe, cette victoire à l’extérieur, avec la manière de surcroît, place le PSG sur la voie royale pour aller chercher le 6 mars, pour la première fois depuis 1995, une qualification en quart de finale.

Alexis Toledano