Arsenal-Bayern : les Gunners sous tension

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Après s’être fait éliminer en Cup par une équipe de deuxième division, Arsenal reçoit mardi (20h45) un Bayern Munich plus fort que jamais en 8e de finale aller de Ligue des champions. Les hommes de Wenger sont condamnés à l’exploit.

Arsène Wenger

Arsène Wenger

Dix-huit matches sans défaite. Quatorze victoires. Quarante-sept buts marqués, six encaissés. La série du Bayern Munich toutes compétitions confondues est vertigineuse. Et ces chiffres ahurissants doivent renforcer le mal de crâne d’Arsène Wenger, sonné samedi par l’élimination en Cup (0-1) face à Blackburn (D2), qui intervient juste avant la réception des Bavarois en Ligue des champions. Le Français est ainsi apparu particulièrement tendu au moment de se présenter face à la presse pour évoquer la rencontre, se fendant d’une entorse ou deux à son flegme habituel.

Après s’être plié plutôt calmement à l’exercice imposé sur les chances de qualification (« A vous entendre, nous ne sommes pas favoris, mais j’ai confiance en nos qualités, notre état d’esprit, et notre force mentale »), le technicien est sorti de ses gonds lorsqu’un journaliste britannique a évoqué la rumeur d’une prolongation de son contrat pour deux ans. « C’est une mauvaise information. J’ai travaillé 16 ans en Angleterre et je mérite plus de crédit qu’une mauvaise information. C’est complètement faux », a commencé par répondre le technicien français (à 2e dans la vidéo ci-dessous), avant de hausser le ton et de prendre à partie le journaliste : « Pourquoi me regardez-vous ! C’est vous qui avez sorti ça ? », a-t-il tempêté. Ambiance…

Wenger : « Nous sommes sur une bonne série »

Wenger, qui court après un titre depuis 2005, sait bien que la Ligue des champions reste son unique espoir de trophée cette année (éliminé de toutes les Coupes, 5e en championnat, à 11 points de Manchester United). La double confrontation face à ce Bayern sur un nuage (15 points d’avance en Bundesliga, 6 victoires de rang sans encaisser de but) l’inquiète donc certainement plus qu’il ne peut le montrer, alors que sa position au sein du club semble menacée comme rarement. Ce qui ne l’empêche pas de se muer en brillant adepte de la méthode Coué. « Nous avons perdu deux matches sur les onze derniers en Premier League. Nous sommes sur une bonne série. Je sens beaucoup de force autour de cette équipe et nous allons jouer avec cette force ».

Pas de quoi inquiéter Ribéry et consorts, qui chiffrent de leur côté deux défaites… en 31 matches, soit depuis le début de la saison. Mais comme l’a fort bien fait remarquer Wenger après la défaite face à Blackburn : « Cela arrive à toutes les équipes de perdre contre une équipe de niveau inférieur. Nous avons perdu contre une équipe qui a tiré une seule fois. Ce n'est pas comme si nous n'avions pas vu le ballon. Le football, c'est de la technique, de l'intelligence et certaines choses imprévisibles ». Vu comme ça, pourquoi ne pas miser un penny sur ses hommes…

Alexis Toledano avec Philippe Auclair