Worley : « J’ai de grandes ambitions pour les Jeux »

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Sacrée championne du monde de géant à Schladming, Tessa Worley savoure son titre avant de replonger vers la fin de saison. Puis vers l’objectif des JO de Sotchi.

Tessa Worley

Tessa Worley

Avez-vous eu le temps de revoir la course de votre titre ?

Oui. Cela me fait vraiment bizarre, ça donne des frissons.

Vous avez remporté les deux manches de ce géant. Etait-ce la course parfaite ?

Cela s’en rapproche un petit peu. Surtout sur le plan du plaisir et de la gestion de course. C’était loin d’être gagné d’avance, il y avait la pression, de très grandes skieuses en face, et ce n’était pas facile de se dire qu’il fallait simplement skier et essayer de faire la course sereinement. C’est une course dont je peux m’inspirer pour les prochaines échéances. Après, le ski, ce n’est jamais parfait, il y a toujours des petites fautes. Il fallait surtout de l’engagement et skier le plus proprement possible. Je suis repartie avec ce que j’étais venue chercher donc je suis très satisfaite.

Avez-vous réalisé la portée de votre succès ?

J’arrive plus à réaliser que le jour-même, oui. J’ai vu beaucoup de médias et de gens qui n’étaient pas présents aux Mondiaux et je me suis un peu rendue compte du nombre de personnes que mon titre avait pu toucher. C’est surtout le bonheur des autres qui me fait réaliser.

Est-il difficile de repartir pour la fin de saison quand on a gagné LA course de l’année ?

J’ai l’impression d’être encore plus en mode compétitrice. C’est une course où je me suis vraiment fait plaisir, je repars des Mondiaux avec ce que je voulais et ça me donne beaucoup d’envie pour la suite. C’est déjà joué pour le globe de cristal, je ne peux pas le gagner, mais je vais me donner à fond, comme d’habitude, pour essayer d’aller chercher de nouvelles victoires.

Pensez-vous déjà aux Jeux de Sotchi moins d’un an avant leur ouverture ?

Je prends chaque objectif à la fois. Le prochain, ce sont les Jeux. Je commence à y penser. Mais j’ai envie de les aborder de la même manière que les championnats du monde, sans avoir trop d’attentes, sans me mettre de pression, donc il ne faut pas que j’y pense trop tôt. Ce titre me met sur la bonne voie et me donne beaucoup d’envie. Mais il y a encore du temps, toute une saison de préparation pour arriver à 100% au niveau confiance, physique et forme technique. J’ai de grandes ambitions pour ces Jeux. Je veux aborder cet événement sereinement car j’ai la sensation que c’est comme ça que j’ai réussi à skier vite. Et j’ai envie de skier vite à Sotchi. (Sourire.)

Avez-vous envie de réaliser d’aussi belles performances dans d’autres disciplines ?

J’ai envie de me diversifier, de devenir de plus en plus polyvalente et ça va être un travail sur le long terme. D’ici Sotchi, ça risque d’être un peu court, mais participer à plusieurs épreuves là-bas est un objectif. Le slalom est ma deuxième discipline. Je veux essayer d’y trouver un peu plus de régularité et, pourquoi pas, arriver à sortir une belle performance ce jour-là. Le géant est mon épreuve, il va falloir que je sois forte pour supporter la pression, mais pour le reste, tout peut arriver.