Cabaye : « Deschamps est plutôt content que je ne joue pas tous les matchs »

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EXCLU RMC SPORT. Yohan Cabaye était l’invité exceptionnel de Luis Attaque, dans le cadre du « Bleu de Luis », ce jeudi sur RMC. Le Parisien s’est étendu sur ses sensations en équipe de France, alors que la Coupe du monde débute dans 56 jours.

Yohan Cabaye, avec 27 sélections, vous commencez à être bien installé en équipe de France...

C’est vrai que le compteur monte petit à petit. Je me sens bien dans cette équipe et c’est toujours un plaisir de retrouver le groupe. Je suis toujours très heureux chaque fois que je vois mon nom sur la liste.

Vous sentez-vous comme l'un des tauliers de la sélection ?

Pour moi, l’important, c’est d’être bon sur le terrain, de faire les bonnes choses. Et si c’est le cas, on est naturellement plus respecté en dehors.

On vous sent vraiment attaché au maillot bleu...

L’équipe de France représente énormément. J’ai la chance de pouvoir représenter mon pays, ma nation. On joue pour beaucoup de personnes : les amis, la famille, les supporters. C’est important de respecter ce maillot à chaque qu’on a l’occasion d’en parler ou de le porter.

Pensez-vous qu'un groupe est né avec la qualification acquise au retour contre l'Ukraine (3-0, après une défaite 2-0 en barrage aller) ?

Je pense que oui. On était obligés de faire un exploit pour se qualifier. L’équipe a très, très bien fait les choses. Le staff a fait un énorme boulot aussi, on était tous dans le même bateau. On a subi les critiques, on n’a rien dit, on a accepté et on s’est nourri de tout ça. On ne voulait surtout pas manquer ce Mondial et on a tout donné sur 90 minutes.

Estimez-vous que le lien entre l'équipe et les supporters s'est recréé sur ce match ?

Les supporters ont senti notre grande détermination et on a aussi senti leur soutien dès le début. C’était donnant-donnant. Il y a eu une grosse ambiance ce soir-là et pour nous les joueurs c’était magnifique. Je pense que le public a pris du plaisir et on aura besoin de leur soutien au Brésil. On a envie de retrouver cette connexion entre les joueurs et le public.

Avez-vous déjà la Coupe du monde dans la tête ?

Elle arrive vite, donc on y pense un peu plus qu’il y a quelques semaines. Mais le championnat n’est pas tout à fait joué, il y une Coupe de la Ligue à remporter samedi (contre Lyon, ndlr) et ce serait bête de tout gâcher maintenant. Je suis encore sur les objectifs du club, mais l’objectif Coupe du monde arrive un peu plus chaque jour. Une fois la finale jouée et le championnat gagné, on va y penser un peu plus.

Est-ce que vous commencez déjà à vous chambrer entre internationaux de différents pays, à l'entraînement ?

Franchement pas encore. Ça va peut-être chambrer un peu plus quand on aura plus grand-chose à jouer, mais pour l’instant, il n’en est pas question.

Votre temps de jeu réduit avec le PSG pourrait-il être une menace pour votre place dans le groupe France ?

C’est une question que je ne me pose pas. Je me concentre sur le positif à Paris. J’ai moins de temps de jeu qu’à Newcastle mais je suis dans une très grande équipe, entouré de très grands joueurs et je joue pour gagner des titres, c’est le plus important pour moi. J’ai entendu dire aussi que Didier Deschamps était plutôt content que je ne joue pas tous les matchs. On verra après ce que le coach va décider de faire avec moi, mais je travaillerai pour être prêt, il n’y a pas de problème.

Vous êtes quand même sûr de faire partie des 23 au Brésil...

On verra le moment venu (rires). Mais c’est toujours appréciable d’entendre ça.

Comment vous sentez-vous dans ce poste de sentinelle devant la défense, auquel vous utilise Didier Deschamps ?

Moi ce qui me plaît, c’est d’être sur le terrain. Mais cette place, elle me plaît oui. Ça me permet d’être au départ des actions de pouvoir relancer, faire jouer les autres, même si j’aime aussi pouvoir jouer plus haut pour pouvoir finir les actions. 

Quel est votre objectif avec les Bleus au Mondial ?

Je pense qu’il faut être ambitieux, même si c’est dur d’annoncer une demi-finale ou une finale. C’est le terrain qui va dicter tout ça. Le premier match conditionnera beaucoup de choses. L’objectif prioritaire, c’est de sortir de la poule et après on va tout faire pour aller le plus loin possible.

Jouer une Coupe du monde au Brésil, cela évoque quoi pour vous ?

Jouer une Coupe du monde, c’est spécial. D’autant plus au Brésil. J’espère qu’elle va bien se passer pour l’équipe de France mais ça va être un moment important dans une carrière. A nous de tout mettre en œuvre pour faire de bonnes choses et bien représenter notre pays.

Quel est votre souvenir le plus marquant en Coupe du monde ?

Sans hésiter la victoire en 1998 (il avait 12 ans). C’est un moment fort en émotion, inoubliable. J’étais en vacances dans le Sud de la France avec ma famille.

Comment vous êtes-vous familiarisé avec l'histoire de l'équipe de France ?

Mon père avait des cassettes, je passais mon temps libre à regarder les images de l’époque. C’est comme ça que j’ai découvert la victoire à l’Euro 84 notamment.

Quelle était votre idole ?

Zidane, évidemment. Il nous a fait gagner en 1998. On l’attendait sur la finale parce qu’il n’avait pas encore marqué et au finale il en plante deux et nous offre la Coupe du monde

Avez-vous d'autres souvenirs marquants du Mondial ?

Je dirais la Corée en 2002. Ils jouaient bien, personne ne les attendait, ils vont en demi-finales et à la fin, j’étais même un peu pour eux.

Quel joueur va marquer l'édition 2014 ?

Hors Français, je vois bien Luis Suarez.

Après deux défaites de rang (Chelsea et Lyon), la confiance du PSG est-elle entamée pour la finale de la Coupe de la Ligue contre Lyon ?

La dernière semaine a été difficile, c’est comme ça, il faut avancer. Il faut se servir des défaites pour continuer à grandir. On a l’opportunité de jouer un titre, c’est une autre compétition, et il ne fait aucun doute que les joueurs seront prêts et déterminés. On veut tous gagner et peut-être que la défaite contre eux va nous donner un supplément de motivation.

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Luis Attaque