Sakho : « Les ambitions ? On en parlera entre joueurs au Brésil… »

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EXCLU RMC SPORT. Invité de Luis Attaque, Mamadou Sakho a évoqué l’objectif de l’équipe de France à la Coupe du monde au Brésil. Le héros de France-Ukraine (3-0) estime que les Bleus ne sont qu’au début d’une belle aventure.

Mamadou Sakho
@ AFP
Mamadou Sakho

Mamadou, quels souvenirs gardez-vous du barrage retour entre la France et l'Ukraine (3-0) ?

C’était un moment fort pour moi, pour la France et pour cette génération. Je pense que c’est le moment le plus fort de ma carrière, comme beaucoup de joueurs qui ont fait partie de cet évènement-là.

Sentiez-vous une atmosphère particulière avant le match ?

Avant la rencontre, on a senti une certaine osmose entre le public et l’équipe. En arrivant au Stade de France, il y avait une ambiance extraordinaire. C’est la première fois que j’ai vu le Stade de France en ébullition avant la rencontre. Ça a donné de la force aux joueurs et on a réussi l’impossible ou presque, car à regarder les statistiques c’était quelque chose d’impossible à faire mais on a réussi.

La causerie de Didier Deschamps a-t-elle beaucoup compté ?

Evidemment, c’est quelque chose qui nous a profondément touchés. Pour pouvoir être un joueur de haut niveau, il faut être orgueilleux et il a su trouver les mots justes pour nous booster et nous encourager à donner le meilleur de nous-mêmes.

Ce doublé a-t-il changé quelque chose à votre vie ?

Non, pas spécialement. Je reste le même, naturel, même si c’est un jour historique que je pourrai raconter plus tard à mes enfants. Je reste toujours Mamad’, fidèle à moi-même.

« L'équipe est à l'image de la société, multiculturelle »

Le maillot de l'équipe de France semble vous transcender...

Bien sûr, ce maillot est quelque chose de fantastique. C’est une chance énorme de pouvoir représenter son pays et cette équipe est à l’image de la société, c’est-à-dire multiculturelle. Tous ensemble on prouve que main dans la main, même si on a des origines ou des religions différentes, on arrive à faire de grandes choses.

La victoire en 1998 a-t-elle marqué votre enfance ?

Bien sûr. Ces joueurs restent des exemples pour nous. Et aujourd’hui, être à leur place est quelque chose de fabuleux.

Un groupe est-il né après le match retour contre l'Ukraine ?

Ce jour-là, il s’est passé quelque chose de particulier. Le public l’a ressenti, les joueurs aussi. Et j’espère que ça a été le point de départ d’une nouvelle page pour la France. C’était un match à pression, on a su relever le défi mais ce n’est pas fini. J’espère que ça a été le début de quelque chose. Pour l’instant, tout le monde est concentré sur ses objectifs en club mais tous ensemble il va falloir qu’on se reconcentre pour qu’on soit soudé sous le maillot bleu.

Quelles sont les ambitions de l'équipe de France pour la Coupe du monde ?

Je suis quelqu’un de très, très ambitieux mais je ne préfère pas trop m’exprimer avant la compétition. On en parlera vraiment entre nous là-bas pour ne pas que les gens pensent que je suis trop prétentieux. Je préfère garder mes ambitions pour moi et les exprimer aux autres joueurs quand on sera tous ensemble là-bas. On peut parler avant mais tout ça ce n’est que du vent. Il faudra être présent le jour J.

« Liverpool, c'est un pays »

Comprendriez-vous de ne pas être titulaire au Mondial ?

Sur la liste, on est tous membres de l’équipe donc ce serait déjà une fierté de pouvoir participer à une Coupe du monde exceptionnelle. Après, en ce qui concerne les titulaires ou non, ce sera le choix du coach. Que tous les joueurs arrivent en forme, c’est le plus important pour tirer cette équipe de France vers le haut et qu’on réalise le meilleur résultat possible.

Croyez-vous encore au titre de champion d'Angleterre après la défaite contre Chelsea dimanche (2-0) ?

C’est une défaite difficile mais c’est derrière nous. Il faut se concentrer sur ce qu’on a à faire jusqu’à la fin de saison, remporter des points et on fera les comptes à la fin.

L'ambiance à Liverpool est exceptionnelle actuellement...

L’ambiance est fantastique. C’est vraiment à l’image du club. Liverpool n’est pas une petite famille avec les joueurs et le staff. C’est vraiment une très, très grande famille avec tous les supporters. Liverpool, c’est un pays. Le pays du football. Le public est tellement présent et quand on connaît l’histoire, c’est vraiment extraordinaire.

Avez-vous pensé à une possible confrontation face au PSG la saison prochaine en Ligue des champions ?

Oui. Je crois que c’est déjà prévu sur un match amical lors d’une tournée de préparation pour la saison prochaine. Mais en compétition, je n’y pense pas spécialement. On verra bien.

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