Le Graët : « Avec ces Bleus, zéro risque de dérapage »

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Comblé par le début de Coupe du monde de l’équipe de France, le président de la FFF, Noël Le Graët, serait presque dépassé par les événements. Ce dimanche, il est longuement revenu sur ce début de compétition plein de promesses pour les Bleus.

Président, êtes-vous surpris par cette équipe de France dans cette Coupe du monde ?

Il s’est passé quelque chose contre l’Ukraine (3-0 en barrage retour). Il y a eu un déclic pour les joueurs, le public, tout le monde. Cette équipe est jeune. Il a fallu du temps pour la mettre en place. Mais Didier a bâti une équipe complémentaire sur le terrain comme dans la vie. Son expérience est relativement modeste. Les joueurs comptent peu de matches internationaux. Mais oui, cette équipe m’a surpris contre la Suisse. Mettre cinq buts, c’était presque un peu trop beau. En tout cas, il faut faire attention car c’est peut-être un peu trop beau. Je ne suis pas surpris qu’elle réussisse bien mais elle va peut-être un peu plus vite que je ne l’aurais imaginé.

Mesurez-vous à quel point les gens s'emballent en France ?

Je vous lis tous. Je regarde les réactions du public et des amis. Cela prouve que les gens aiment cette équipe de France et qu’ils cherchaient à en être amoureux. Mais ça va peut-être un peu trop vite. Il y a peut-être un peu d’excès après deux matches. Mais ce qui me fait plaisir, c’est qu’on donne du plaisir aux gens. Il y a eu tellement de périodes creuses que je partage leur bonheur.

L'Euro 2012 aussi avait bien débuté. Quel est le risque pour les Bleus ?

Le sport restera toujours roi et on ne pourra jamais prédire une victoire. Ce qui est sûr, c’est que le groupe restera concerné et qu’il y a zéro risque de dérapage. A écouter les joueurs, je peux vous dire qu’ils sont bien ensemble.

Didier Deschamps est-il le principal artisan de cette réussite ?

Evidemment. Didier est rassurant. C’est un vrai pro. Il fait parfaitement bien son métier. En tant qu’homme, il est proche des joueurs mais il sait être dur quand il convient de l’être. 

En quoi est-il différent de son prédécesseur Laurent Blanc ?

Il y a peut-être une question d’affinités. Je suis content que Laurent soit champion avec le PSG, une équipe qui ne doit pas être facile à manager. On ne peut pas comparer les hommes. Je me sens peut-être mieux avec Didier mais ça n’enlève rien à Laurent.

Jusqu'où cette équipe de France peut-elle aller dans cette Coupe du monde ?

Il faut déjà finir premier de notre groupe. Après, vous avez vu Argentine-Iran (1-0) ? Le match était très serré ! A partir des 8es, on est dans la Coupe. Il n’y a plus de classement. Ce que je preux promettre, c’est que l’équipe de France se prépare physiquement et moralement. Elle est prête à disputer des gros matches. Mais elle ne peut pas avoir l’arrogance de dire qu’elle est nettement au-dessus de tel pays. C’est faux. Mais on a une envie d’aller un peu plus loin si c’est possible.

Propos recueillis par PTa. | MBo. | JS et JRe.