Ghanmouni suspendu 2 ans

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Le marathonien s’était soustrait à un contrôle effectué par l’Agence de lutte française contre le dopage (AFLD) en 2006 à Font Romeu.

Le Conseil d’Etat a rejeté mercredi la requête déposée par Rachid Ghanmouni qui contestait la décision du 10 janvier 2008 de l’AFLD à l’encontre de l’athlète, confirmant la sanction disciplinaire de deux ans de suspension.

Le marathonien d'origine marocaine, également appelé Youssef Galmin, avait été contrôlé le 25 octobre 2006 à Formiguères, près de Font-Romeu (Pyrénées-orientales), alors qu’il se trouvait en stage d’entraînement avec la Légion étrangère.

Le Marocain s’était soustrait aux préleveurs en quittant précipitamment le chalet Pic Peric, camp de base de la Légion pour ses stages en altitude. Divers témoignages faisant notamment état d’une maladie de l’athlète n’avaient pas permis à la fédération française d’athlétisme (FFA) de statuer, en appel, le 12 avril 2007, autrement que par 6 mois de suspension dont 3 avec sursis. « Les avis étaient trop contradictoires, explique Michel Marle, vice-président de la FFA en charge de la lutte antidopage, et l’athlète avait été contrôlé deux fois en 2006, chaque fois négatif. Il nous fallait tenir compte de ces éléments. »

L’AFLD s’était ensuite saisi du dossier, pour finalement étendre la période de suspension à 2 ans. Ghanmouni avait contesté la décision devant le Conseil d’Etat. La plus haute instance judiciaire vient de désavouer l’athlète en donnant raison au Gendarme de la lutte antidopage en France.

La sanction prendra fin le 12 mars 2010.

Ghanmouni  a couru son marathon le plus rapide en 2006, à Paris (2h 09:11), l’année qui allait se conclure par son no show à Font-Romeu. 3e à Marrakech en 2007 (2h 12:09), Ghanmouni n’a plus couru depuis.

La rédaction - Louis Chenaille