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Barça: "J'avais perdu l'envie de vivre", Iniesta révèle avec émotion ses années de dépression

Interrogé par le podcast The Wild Project, l'ancien maestro du milieu du Barça Andrés Iniesta a accepté d'évoquer un sujet lourd qui l'a touché lui personnellement et continue de le faire souffrir: la dépression.

Andrés Iniesta a ressenti le besoin de s’épancher sur un sujet grave qui n’épargne personne, pas même le sportif millionaire, n’en déplaise à certains. Du haut de sa trentaine de titres conquis avec le FC Barcelone et d’une carrière exemplaire rondement menée, l’emblématique milieu de terrain du Barça pourrait contempler le commun des mortels en souriant, mais ce n’est pas le cas.

Les sacrifices consentis et le degré d’exigence que requiert la performance de haut niveau pour arriver au sommet ont un coût. Sollicité par le podcast The Wild Project, Iniesta a longuement évoqué la profonde dépression dont il a souffert au sommet de sa carrière, quand il représentait encore les couleurs du FC Barcelone. Avec pour élément déclencheur le décès, en 2009, de son grand ami Dani Jarque, joueur de l'Espanyol mort durant un stage de pré-saison.

"Je faisais un câlin à ma femme, mais c'était comme faire un câlin à un oreiller. Vous ne ressentez rien"

"Quand je luttais contre la dépression, le meilleur moment de la journée était la prise de mes pilules avant d’aller me coucher. J'avais perdu l'envie de vivre. Je faisais un câlin à ma femme, mais c'était comme faire un câlin à un oreiller. Vous ne ressentez rien", dit-il. Iniesta se sent mieux aujourd'hui, mais il continue de suivre une thérapie.

"Je vais toujours en thérapie parce que j'ai besoin de me réparer. J'aime écouter des professionnels parler de la maladie mentale et de la dépression. Avec le temps, la vie vous apprend que la dépression et la maladie mentale peuvent toucher n'importe qui. Ce n'est pas une question de biens matériels. Je peux avoir toutes les voitures du monde et tout ce que je veux, mais il est toujours difficile de faire face aux problèmes de la vie", reconnaît-il, comme un avertissement pour la jeune génération. Personne n’est à l’abri.

Andrés Iniesta a pris sa retraite internationale en 2018 après la Coupe du monde en Russie. Huit ans plus tôt, il avait inscrit le seul but de la finale du Mondial 2010 face aux Pays-Bas, le premier et unique sacre mondial de la "Roja". Le vétéran de 38 ans évolue toujours au Vissel Kobe, au Japon, un club qu’il a rejoint après son départ du FC Barcelone.

QM