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Valbuena : "La porte de l’OM est fermée"

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Invité de Luis Attaque, ce mardi sur RMC, Mathieu Valbuena a coupé court à l’idée d’un retour à l’OM. Malgré l’exclusion de la Ligue Europa du Dynamo Moscou, le milieu de terrain international français compte rester en Russie et comte sur un gros recrutement de ses dirigeants.

Mathieu, on vous dit remonté depuis la sanction de l’UEFA...

Quand on sanctionné pour non-professionnalisme, quand on ne fait pas de coupe d’Europe, forcément c’est décevant. On la voulait, on l’a eue et ça m’embête de ne pas la faire. Ça m’a beaucoup déçu. J’aime le foot et j’ai envie de jouer tous les trois jours.

Avez-vous envie de partir ?

J’ai un contrat (jusqu’en 2017) et je veux l’honorer. Il y a de bonnes conditions de travail. J’attends certaines choses, certaines garanties. Aujourd’hui je suis au Dynamo, ils me font confiance, j’essaie de leur rendre. Après, on verra. Il n’y a pas le feu au lac. Je verrai mes dirigeants d’ici dix jours.

Avez-vous peur pour votre place en équipe de France ?

Non, c’est surtout sur un plan personnel. J’avais envie de jouer une coupe d’Europe.

« Cette année m’a endurci »

Un retour à Marseille est-il envisageable ?

Un retour à Marseille est compliqué pour beaucoup de choses même si ça reste mon club de cœur. Je pense que la porte de l’OM est fermée.

Suivez-vous toujours l’actualité du club ?

Bien sûr. J’ai vu qu’il y avait beaucoup de départs, de projets. Je ne m’en fais pas. Ils vont bâtir une belle équipe.

Vous êtes-vous senti parfois un peu loin des projecteurs français ?

Honnêtement non. On a fait un beau parcours en coupe d’Europe (élimination en huitièmes de finale de la Ligue Europa par Naples, ndlr). Les gens me suivent moins qu’à l’OM mais ils me suivent toujours. Ma première année s’est passée relativement bien et je suis toujours en sélection.

« Avec les Bleus, il faudra vite se remettre en question »

Avez-vous progressé ?

Bien sûr, ça fait mûrir, ça fait découvrir d’autres choses. Il y a beaucoup de contact. Ça m’a endurci. Il faudra pour l’avenir une meilleure équipe.

Si ce n’est pas le cas, partirez-vous ?

J’ai confiance en mes dirigeants.

Vous étiez fâché après les deux défaites des Bleus en juin contre la Belgique (3-4) et l’Albanie (0-1)...

Bien sûr qu’on était fâché, on n’a rien respecté. Si on fait un bilan de ces deux matches, notre état d’esprit n’a pas été bon. On a péché dans pas mal de domaines. On n’a pas été bons du tout. Quand l’équipe de France est moins conquérante, elle devient banale. On n’a pas fait les efforts les uns pour les autres. On ne peut pas chercher d’excuses. L’Euro arrive vite, il faudra vite se remettre en questions.

la rédaction