Valence: Garay dézingue son club et dénonce une "campagne" contre lui

Testé positif au coronavirus en mars dernier, un mois après sa rupture des ligaments croisés, Ezequiel Garay est en guerre ouverte avec son club Valence. En fin de contrat au 30 juin, le défenseur de 33 ans dénonce une campagne des dirigeants contre lui.
Le début de l'année 2020 est décidément difficile pour Ezequiel Garay. Le défenseur de 33 ans a enchaîné une rupture des ligaments croisés en février, le privant du huitième de finale de Ligue des champions perdu par Valence contre l'Atalanta, puis un test positif au coronavirus en mars... Il est désormais en guerre avec le club valencian.
Dans une vidéo postée ce dimanche sur Instagram, le joueur argentin a lu une sorte de long communiqué pour expliquer la situation. Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'y va pas de main morte, dénonçant une vraie campagne orchestrée contre lui par "des gens du club".
"Cela me fait beaucoup de peine d'en arriver là, débute Ezequiel Garay. La campagne de dévalorisation dont je fais l'objet... Le plus facile aurait été de laisser mes avocats faire un communiqué. Mais dans la vie, il faut faire face et j'ai décidé de garder la tête haute. Quand je parle de campagne contre moi, je veux parler de personnes de mon club qui veulent me discréditer en tant que professionnel et en tant que personne."
Des montants inventés dans la presse
Le joueur croit savoir que tout est parti des négociations autour d'une éventuelle prolongation de son contrat. "Toute la polémique remonte au moment où une information a filtré selon laquelle j'aurais refusé une offre de 2,7 millions d'euros net, ce qui est totalement faux, ajoute le défenseur argentin. Ce qui portait à faire croire que c'était moi qui ne voulait pas rester au club, ce qui est totalement faux. Le 2 juillet, mon agent m'a fait part d'une offre bien inférieure. En août, des choses se sont passées, comme le cas Marcelino (licencié en septembre ndlr). Le 19 août, la situation était décourageante et j'ai préféré laisser les choses se calmer, en faisant savoir que je voulais prolonger."
Des négociations bizarres et des "mensonges"
"Tout est resté à l'arrêt jusqu'au 13 novembre, avec des contacts et une proposition à laquelle j'ai dit oui. Une offre inférieure à ce qui a été dit et autour de laquelle on a conclu un accord verbal, ajoute Garay. J'attendais le contrat." Mais à la place, selon sa version, d'autres négociations ont été entamées en janvier, avec un changement d'interlocuteur - Cesar Sanchez - et tout s'est "paralysé". Après sa blessure en février, le défenseur assure n'avoir reçu que des silences en guise de réponse à ses questions sur sa prolongation. Malgré son envie de rester et son amour pour le club, qu'il continue de clamer. "Je termine en disant que c'est facile de véhiculer des mensonges", conclut-il. Triste fin de parcours.
Votre opinion