Palmarès : Les sept vainqueurs de la Coupe du monde

En sept éditions, la Coupe du monde de rugby a sacré quatre équipes : la Nouvelle-Zélande (deux titres), l’Australie (2), l’Afrique du Sud (2) et l’Angleterre (1). Les Bleus ont échoué à trois reprises en finale.

1987 - Nouvelle-Zélande

1987 - Nouvelle-Zélande

Pour la première édition de la Coupe du monde, la Nouvelle-Zélande l’organise en 1987. Et les Blacks valident leur statut de favoris en remportant l’épreuve en battant la France en finale (29-9) dans le sillage de Grand Fox, qui détient toujours le record de points sur une compétition (126). Au total, seize équipes invitées s’affrontent dans deux poules de quatre. Si les Bleus débutent par un match nul face à l’Ecosse (20-20), ils parviennent à terminer premiers de leur poule avant de sortir les Fidji (31-16) en quarts, puis l’Australie (30-24) en demi-finales. Malgré un essai de Didier Camberabero, les Français cèdent en finale et concèdent trois essais de Michael Jones, John Kirwan et David Kirk à l’Eden Park d’Auckland.

1991 - Australie

1991 - Australie

Quatre ans plus tard, l’Angleterre co-organise la Coupe du monde avec l’Irlande, l’Ecosse, le pays de Galles et le France. Si les huit derniers quart-de-finalistes de la dernière édition sont qualifiés d’office, huit nations doivent passer par les qualifications pour y participer. Placé dans un groupe facile, le XV de France ne tremble pas et termine première de son groupe avant de rencontre l’Angleterre, ennemi intime en quarts de finale. Et les Anglais s’imposent 19-10 avant de sortir l’Ecosse (9-6) en demies et de se qualifier pour la finale. Mais le pays hôte officiel de la compétition tombe à Twickenham contre l’Australie (12-6), qui s’offre son premier titre mondial après avoir sorti la Nouvelle-Zélande (16-6) en demi-finales.

1995 - Afrique du Sud

1995 - Afrique du Sud

Pour la première fois depuis sa réinsertion dans le rugby international, l’Afrique du Sud participe et organise la Coupe du monde 1995 dans un contexte politique très lourd. Sous le regard très présent de Nelson Mandela, premier président noir de l’Afrique du Sud et symbole de la nation post-apartheid, la compétition est d’une importance capitale pour les Springboks. Emmenés par leur capitaine François Pienaar, ils réussissent un sans-faute et remportent le titre mondial en s’imposant face à la Nouvelle-Zélande de la bombe Jonah Lomu (7 essais) (15-12 a.p.) en finale grâce aux 15 points de Joel Stransky. Mais le parcours des Sud-Africains est semé de doutes, notamment lors de la demi-finale remportée face à la France (19-15), lorsque les Bleus se sont vus refuser deux essais qui semblaient valables après en avoir concédé un inexistant.

1999 - Australie

1999 - Australie

Pour la quatrième édition, encore organisée par l’Angleterre, l’Ecosse, le pays de Galles, l’Irlande et la France, la Coupe du monde passe à vingt clubs avec cinq poules de quatre. Les Bleus réussissent un nouveau sans-faute et sortent premiers de leur poule. Les hommes de Jean-Claude Skrela écartent l’Argentine en quarts de finale (47-26) avant de signer l’un des plus grands exploits du rugby français en demi-finale. Opposés à la Nouvelle-Zélande, les Bleus tombent sur un Jonah Lomu en fusion et auteur d’un essai magique où il écarte cinq défenseurs français sur son passage. Mais les Bleus, survoltés, se rebellent et après un essai Christophe Lamaison en première période accélèrent dans le deuxième acte. Menés 24-10 après un doublé de Lomu, ils réagissent avec trois essais signés Christophe Dominici, Richard Dourthe et Philippe Bernat-Salles, qui envoient les Bleus en finale (43-31) pour la deuxième fois de leur histoire. Mais comme en 1987, ils tombent, face à l’Australie (35-12) cette fois, emmenée par son exceptionnelle charnière Stephen Larkham-George Gregan pour décrocher son deuxième titre mondial.

2003 - Angleterre

2003 - Angleterre

Première équipe à décrocher deux titres de championne du monde, l’Australie organise l’édition 2003 pour la passe de trois. Comme en 2003, vingt équipes y participent mais sont réparties en quatre poules de cinq. La France, finaliste de la dernière édition, termine encore première de son groupe et se hisse jusqu’en demi-finale pour affronter l’Angleterre. Impuissants, les hommes de Bernard Laporte s’inclinent 24-7. Emmenés par ses vieux briscards (Dallaglio, Johnson...), le XV de la Rose s’appuie sur un Jonny Wilkinson au sommet de son art en sélection. L’ouvreur anglais excelle au pied et offre le titre mondial à l’Angleterre en passant un drop du pied droit durant la prolongation face à l’Australie (17-20 a.p.). Les hommes de Sir Clive Woodward s’imposent devant le pays hôte et deviennent la première nation européenne à devenir championne du monde.

2007 - Afrique du Sud

2007 - Afrique du Sud

La Coupe du monde revient en Europe et c’est la France qui l’organise avec la complicité du pays de Galles et de l’Ecosse. Mais à domicile, les hommes de Bernard Laporte manquent leur entrée en matière en s’inclinant face à l’Argentine lors du match d’ouverture du Stade de France (12-17). Un revers qui coûte cher puisque les Bleus terminent deuxièmes de leur poule et tombent sur l’ogre néo-zélandais en quart de finale à Cardiff. Mais au pays de Galles, l’exploit se produit avec un succès des Français grâce à deux essais de Thierry Dusautoir et Yannick Jauzion (20-18), qui offrent une nouvelle soirée de prestige au rugby tricolore. Mais le soufflé retombe en demi-finales lorsque les Français butent encore sur l’Angleterre de Jonny Wilkinson, qui s’impose notamment sur un essai dès la 2e minute de jeu après une grosse erreur de Damien Traille (14-9). Le XV de la Rose, tenant du titre, file de nouveau en finale. Mais l’histoire ne se répète pas. Car cette Coupe du monde marque l’évènement de Bryan Habana, l’ailier sud-africain qui survole les débats avec huit essais inscrits. En finale, les Springboks s’imposent 15-6 lors d’un match sans essai et décrochent le deuxième titre de champion du monde de leur histoire.

2011 - Nouvelle-Zélande

2011 - Nouvelle-Zélande

C’est l’histoire d’une Coupe du monde qui aurait pu virer à la catastrophe et qui a failli se transformer en comte de fée pour le XV de France. A la recherche d’un deuxième titre mondial depuis celui décroché en 1987, la Nouvelle-Zélande organise cette édition 2011 lors de laquelle les Français de Marc Lièvremont ne se présentent pas au meilleur de leur forme. Placés dans le groupe des Blacks, les Bleus visent la deuxième place après leur défaite 37-17 face à ces derniers. Mais ils frisent l’élimination lorsqu’ils s’inclinent également face aux Tonga (14-19). Critiqués de toute part, les coéquipiers de Thierry Dusautoir s’énervent et se paient l’Angleterre en quarts de finale (19-12) avant de se qualifier in extremis pour la finale en sortant le pays de Galles (9-8) rapidement réduit à 14. Contre toute attente, les Bleus filent en finale où ils retrouvent la Nouvelle-Zélande. Et le scénario change radicalement de celui du match de poule. Menés 8-0, les Bleus recollent à un point après l’essai transformé de Dusautoir. Auteurs d’une défense énorme et d’une pression sans faille, les hommes de Thomas Lièvremont tentent d’arracher cette pénalité qui leur offrirait la victoire. Mais celle-ci ne vient jamais malgré plusieurs situations douteuses. Pour la troisième fois de son histoire, le XV de France s’incline en finale (8-7) et la Nouvelle-Zélande décroche son deuxième titre mondial.