RMC Sport

MMA: "L’UFC a jusqu’à la fin de l’année…", Ngannou met la pression et évoque son possible départ

En conflit contractuel avec l’UFC, Francis Ngannou a une nouvelle fois ouvert la porte à un départ de la plus grande organisation de MMA à l’issue de cette année. Le champion des lourds ne lâche pas ses revendications et veut améliorer les conditions de traitement des combattants et combattantes de l’UFC.

Reverra-t-on Francis Ngannou dans l’octogone de l’UFC? Huit mois après sa victoire sur Ciryl Gane pour conserver sa couronne des lourds, succès suivi d’une opération pour soigner son genou, le "Predator" a repris le chemin de la cage mais n’est pas encore opérationnel pour combattre. Il est surtout toujours en conflit avec son employeur au sujet de son contrat, renouvelé automatiquement pour un an (ou trois combats) suite à sa défense de titre contre "Bon Gamin". L’idée? Comme il l’a déjà souvent expliqué, le Camerounais souhaite une rémunération plus en phase avec son statut mais aussi une plus grande liberté, que ce soit au niveau des sponsors ou pour aller viser d’autres objectifs lucratifs comme ce combat de boxe contre Tyson Fury qui l’attire depuis quelques temps.

>> Suivez toutes les soirées UFC avec les offres RMC Sport

Si le temps passe sans accord trouvé entre les deux parties, Ngannou refuse de se faire forcer la main et semble plus prêt que jamais à partir ailleurs. "L’UFC a jusqu’à la fin d’année pour se mettre d’accord avec moi, lance-t-il dans une interview accordée au site spécialisé La Sueur. Mon contrat expire en fin d’année. Ensuite, je peux faire ce que je veux. Je ne signerai plus ce genre de contrat de l’UFC. Si je signe, c’est un nouveau modèle qu’on aura établi avec mon côté aussi. Je ne signe pas un contrat qu’ils ont rédigé chez eux et qu’ils m’envoient ensuite."

Et celui que d’autres organisations de MMA à travers la planète rêveraient d’attirer d’enfoncer le clou sur sa menace de départ: "Ça va faire peut-être deux ans que je me dis : soit ça se passe bien, soit ça ne se passe pas. Et dans ma tête, même si j’aime tant continuer à l’UFC, je me suis préparé psychologiquement au fait que ça puisse ne plus arriver." Dans cet entretien, où il revient également sur son combat contre Gane après lequel n’était "pas content" et même "énervé" à cause de son traitement par l’UFC, le champion des lourds ne mâche pas ses mots (comme il l'avait fait au micro de RMC Sport lors de l'UFC Paris début septembre) sur l’UFC, plus grande organisation au monde de MMA, et les contrats qu’elle propose à ses athlètes.

"Dans ce contrat, ils n’ont aucune responsabilité. Aucune responsabilité n’est signée légalement. Tout, c’est ce que tu donnes, mais eux, en échange, il n’y a rien qu’ils te donnent dans le contrat. Il n’y a rien qui les engage. C’est un problème avec ce… putain de contrat! (…) J’ai réussi à le faire, à être un champion et libre. On ne te laisse pas cette possibilité d’être champion sans que tu n’aies la chaîne au cou, de peur que tu ères dans la nature." Alors qu’il pourrait revenir dans la cage "fin décembre, dans le meilleur des mondes" mais ne veut "pas précipiter les choses" et préfère évoquer "le début de l’année prochaine", Ngannou va plus loin et confirme son envie de changer les choses pour les athlètes engagés avec l’UFC: "Il faut un représentant des combattants à l’UFC. Je ne parle pas de syndicat mais d’un représentant. Ils n’arrivent pas à se mettre à notre place… Les combattants n’ont aucun pouvoir. On est seuls."

https://twitter.com/LexaB Alexandre Herbinet Journaliste RMC Sport