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UFC Paris: Pourquoi la présence de Doumbé est désormais incertaine

Annoncé contre Darian Weeks pour l’UFC Paris, le 3 septembre, Cédric Doumbé ne pourra pas affronter l’Américain en raison des critères du code sportif de la fédération française de MMA. Si l’UFC veut l’ancien champion du GLORY sur sa première carte française, la grande organisation de MMA devra vite lui dénicher un autre adversaire. Mais le clan Doumbé reste confiant.

Entre ses punchlines et son côté showman, il représentait une promesse de spectacle dans la cage parisienne. Mais désormais, sa participation s’entoure d’un point d’interrogation. Cédric Doumbé sera-t-il sur la carte de l’UFC Paris le 3 septembre? Il y a quelques jours, les réseaux sociaux avaient relayé en masse un écho venu de Tudor Leonte du site Sherdog: l’ancien champion du GLORY (kickboxing), reconverti au MMA, serait bien au programme pour la première l’UFC en France face à l’Américain Darian Weeks. Mais depuis, la plus grande organisation au monde de MMA n’avait pas confirmé l’affiche.

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On a désormais compris pourquoi: elle ne pourra pas se faire. L’information a été donnée ce lundi par Mickaël Lebout, ancien de l’UFC, dans le podcast Micka & AB Show qu’il partage avec un autre combattant MMA français Aboubacar Bathil: "Le combat organisé entre Cédric Doumbé et Darian Weeks ne se fera pas". Il suffisait en fait de lire les règlements pour le deviner. Le code sportif rédigé par les officiels de la FMMAF, fédération française de la discipline pour l’instant toujours sous l’égide de celle de la boxe, range en effet les combattants dans des catégories selon leur expérience.

Avec moins de dix combats professionnels chacun, Doumbé et Weeks sont tous les deux rangés en Elite 2. Où deux combattants de peuvent pas s’affronter s’il y a plus de quatre combats d’écart entre eux à leur palmarès. Doumbé comptant seulement deux sorties chez les pros (2-0) alors que Weeks en affiche sept (5-2), l’écart de cinq sort de la plage admissible, et ce sans même prendre en compte la dizaine de combats amateurs de l’Américain. Le "matchup" proposé par l’UFC ne rentre donc pas dans les clous de la FMMAF et de son Bureau Technique des Officiels (BTO), conseil de huit des vingt-six officiels FMMAF qui statue entre autres sur les décisions, les modifications à apporter sur le code ou la gestion des recours et des litiges. Ce qui n’est pas une première dans notre pays.

La FMMAF explique "bien comprendre la frustration"

"Le BTO a vraiment essayé de trouver une solution mais au regard du code sportif cela ne semble pas envisageable, confirme-t-on du côté de la FMMAF. De nombreuses organisations nous ont contacté au lendemain de la fuite sur les réseaux car le BTO ne leur a pas validé un certain nombre de combats cette saison qui ne rentraient également pas dans ce cadre. Depuis 2020 et la légalisation de la discipline, pour qu'un combat soit accepté sur une carte, il doit être conforme avec le code en vigueur."

La FMMAF explique "bien comprendre la frustration" mais ne peut pas faire une exception pour sortir d’un cadre établi pour protéger les athlètes et qui doit permettre au MMA de s’implanter en France sur des bases solides après des années sans reconnaissance officielle. Elle précise également que "le code sportif est amené à évoluer (…) plusieurs fois par saison avec validation des élus selon un processus fédéral établi et commun à toutes les fédérations sportives" et travaille déjà sur un texte pour permettre aux athlètes comme Doumbé – avec un gros palmarès dans une autre discipline des sports de combat – d’échapper à cette obligation de moins de quatre combats d’écart entre deux adversaires pour les Elite 2.

Mais il ne sera pas validé avant la fin de l’année, trop tard pour organiser Doumbé-Weeks à l’UFC Paris. Alors, aucune chance de voir Cédric à l’œuvre le 3 septembre? Pas du tout. Il suffit à l’UFC de lui proposer un adversaire qui rentre dans les critères imposés par le code sportif de la FMMAF. Pas facile à dénicher dans leur effectif, où les combattants à peu d’expérience sont rares, mais pas impossible à trouver non plus (ils peuvent aussi chercher en dehors pour une signature express) afin de ne pas se priver du showman Doumbé pour leur première en France.

Le camp du combattant, parti se préparer à Dublin dans la salle SBG d’un certain Conor McGregor, reste confiant et expliquer "travailler sur un autre adversaire" si ce n’est pas Weeks: "Pour le moment, rien ne change". Après le forfait de Manon Fiorot et en l’absence d’un Abdoul Abdouraguimov pourtant réclamé à corps et à cris par la communauté française du MMA sur les réseaux sociaux, ne pas présenter Doumbé à la carte serait un coup dur pour l’UFC Paris. Mais on peut faire confiance à la grande organisaton de MMA pour tout faire afin de trouver une solution.

https://twitter.com/LexaB Alexandre Herbinet Journaliste RMC Sport