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Pour Gignac et Payet, cette équipe de France n’est plus la même

Depuis leur arrivée à Clairefontaine, Gignac et Payet ont pu constater le changement opéré.

Depuis leur arrivée à Clairefontaine, Gignac et Payet ont pu constater le changement opéré. - AFP

Absents du groupe France depuis treize mois, André-Pierre Gignac et Dimitri Payet ont confirmé que les Bleus avaient bien changé depuis le barrage face à l’Ukraine. Qu’il y fait bon vivre, que l’ambiance est sereine et amicale… mais qu’il faudra batailler dur pour y faire son trou.

Pour une fois, les absents n’auront pas eu complètement tort. Mieux, leur avis n’aura jamais été autant écouté pour apprécier la profondeur du changement opéré. Invités à donner leur point de vue cette semaine à Clairefontaine sur cette équipe de France « qui vit bien ensemble » et qui a définitivement « changé de visage », André-Pierre Gignac et Dimitri Payet , absents de la liste des 23 pour la Coupe du monde au Brésil et écartés des Bleus depuis treize mois, ont confirmé ce qui se disait de l’intérieur. Et s’observait de l’extérieur.

« Il y a un noyau dur, il y a quelque chose qui s’est créé, souligne l’actuel meilleur buteur de Ligue 1, avec 9 réalisations en 9 matches. Ça fait deux ans qu’ils jouent ensemble, il s’est passé quelque chose face à l’Ukraine (lors des barrages de novembre, ndlr), il s’est créé quelque chose au Brésil. C’est normal qu’ils aient un temps d’avance. Après, je viens avec une ambition de me montrer au jour le jour, aux entraînements, pas qu’en match. Si on fait appel à moi, démontrer ce que je démontre actuellement avec Marseille. Une efficacité, une générosité… Je vais essayer d’apporter tout ça sur le terrain. »

Payet : « Pour faire partie de cette équipe-là, il va falloir être bon. Et tout le temps »

Un groupe soudé, une équipe qui a ses automatismes, une formation qui semble avoir trouvé la bonne carburation. Pas facile dans ces conditions de se faire une place au sein d’un collectif qui commence à s’apparenter à une bande de copains où la relation technique occupe la même place que la relation humaine. « Je me suis rendu compte en arrivant que l’ambiance n’était pas la même, raconte Dimitri Payet. On sent une équipe qui est sereine, soudée, où il règne une bonne ambiance. Il y a un groupe qui vit bien. C’est ce qui ressort de cette Coupe du monde. »

Vu le contexte, le plus dur commence donc pour Gignac et Payet, revenants parmi d’autres appelés potentiels qui devront batailler dur pour se faire une place dans ce groupe aux rouages bien huilés. Et au sein duquel une partie du casting en vue de l’Euro 2016 semble déjà arrêté. « Pour faire partie de cette équipe-là, il va falloir être bon. Et être bon tout le temps, conclut l’ancien milieu lillois. J’ai tiré les leçons de cette non-sélection pour continuer à avancer dans ma carrière. Je ne sais pas si ça m’a aidé. En tout cas, ça m’a fait prendre conscience que j’étais passé à côté d’un événement assez exceptionnel. » Qui l’a relégué au rang de l’absent qui a toujours tort.

GM avec JS